Des Architecture(s)

Des Architecture(s) – Valérie Jouve / 28 Août – 1er novembre 2020

VERNISSAGE le 28 Août de 19h à 22h au Centre Photographique Marseille : 74 rue de la Joliette 13002 Marseille

Le vernissage de cette exposition sera commun avec celui de l’exposition des Prix Polyptyque Marseille à l’Espace GT (70 rue de la Joliette, 13002 Marseille)

OUVERTURE EXCEPTIONNELLE LE 1er NOVEMBRE DE 14h à 19h

Dans l’exposition Des Architecture(s), Valérie Jouve nous fait sentir l’intensité du Vivant qui dessine des architectures puissantes sur nos corps, nos villes, nos forêts.

L’exposition n’est pas une monstration de ses dernières œuvres - cela n’a pas de sens dans sa démarche - mais bien plus la mise en œuvre d’une pensée en image. Elle est la construction d’un « espace habité des images » qui existe grâce au montage, élément primordial pour l’artiste, et tisse des liens entre des photographies nouvelles ou jamais montrées, et d’autres déjà connues.

Exposition dans le cadre de Projet Parallèles du Sud - Manifesta Biennial 13

MANIFESTA 13 MARSEILLE !

La 13e édition de la Manifesta Biennial, la biennale européenne de création contemporain itinérante, se tient pour la première fois en France du 28 août au 29 novembre 2020. Les Parallèles du Sud en est le programme parallèle avec plus de 80 projets sélectionnés à Marseille et en Région Sud.

+ INFO : https://manifesta13.org/fr/les-paralleles-du-sud-manifesta/

ODYSSEY – AN EXILE COLLAGE

ODYSSEY – AN EXILE COLLAGE

28.08 - 04.11.2020 / Centre Photographique Marseille

Dans "Odyssée - un collage de l’exil", les caractéristiques de Marseille comme lieu de refuge temporaire et réservoir de l’élite intellectuelle de l’Europe entre 1933 et 1942 s’expriment dans un film de Maya Schweizer, une pièce murale d’Olaf Metzel, et une référence au Mémorial Heinrich Heine du sculpteur danois Louis Hasselriis.

Les thèmes de l’exil et de la migration sont explorés dans différents genres artistiques, approches et périodes.
L’histoire changeante du monument Heine à Toulon sert de point de référence historique au thème intemporel de la persécution et du refuge.
La sculpture murale "We Refugees" (2020) d’Olaf Metzel (citant la philosophe juive-allemande Hanna Arendt) ainsi que le film "Le Soldat mourant des Milles" (2014) de Maya Schweizer traitent du destin bouleversé des humains contraints de fuir leur pays d’origine, à différents niveaux, fusionnant le passé et le présent.
Ainsi, "Odyssée - un collage d’exil" vise aussi à sensibiliser le public aux schémas de discrimination et de persécution du passé qui sont toujours d’actualité. Dans l’espoir que, en tirant les leçons du passé, les générations futures s’efforcent de faire preuve de plus de solidarité envers les êtres humains, les minorités stigmatisés ou victimes de ségrégation.

 
Une proposition et un commissariat de Drawing Room, Hamburg et Produzentengalerie Hamburg en collaboration avec le Centre Photographique Marseille.

Exposition dans le cadre de Projet Parallèles du Sud - Manifesta Biennial 13

MANIFESTA 13 MARSEILLE !

La 13e édition de la Manifesta Biennial, la biennale européenne de création contemporain itinérante, se tient pour la première fois en France du 28 août au 29 novembre 2020. Les Parallèles du Sud en est le programme parallèle avec plus de 80 projets sélectionnés à Marseille et en Région Sud.

+ INFO : https://manifesta13.org/fr/les-paralleles-du-sud-manifesta/

Sammy Baloji, Yael Bartana, Valérie Belin, Nobuyoshi Araki, ...

Pouvoir(s)

Domination, Engagement, Séduction.
Du 12 octobre 2019 au 11 janvier 2020.

Fermé du 24 décembre au 2 janvier inclus.

Exposition présentée par le Centre Photographique Marseille dans le cadre de L’engagement, une manifestation nationale organisée par le réseau Diagonal en partenariat avec le Cnap et le soutien du ministère de la Culture-DGCA et de l’ADAGP.

Commissariat : Erick Gudimard

Le Centre Photographique Marseille présente Pouvoir(s), une exposition qui explore les notions de pouvoir, de contre-pouvoir, de minorité, de majorité, de séduction, de dissidence, de « collaboration », de marginalité ou d’avant-garde, dans tous les domaines de la représentation par la photographie et par l’image.

Des œuvres majeures de la collections sont convoquées et correspondent avec des pièces d’artistes émergents. Depuis les figures de Patrick Faigenbaum, Valérie Belin ou Pierre Gonord, jusqu’au expérimentations de Sammy Baloji, Barbara Kruger ou Stéphanie Solinas, en passant par les « instants volés » d’Alain Bizos, Pierre Boulat, Jean-Pierre Charbonnier ou Paul Fusco, l’exposition montrera autant à voir les icones du pouvoir que leurs anonymes victimes.

Qu’ils agissent par représentation directe, réinterprétation ou critique ouverte, les artistes présenté.e.s utilisent l’image pour l’image afin de dénoncer, désarmer ou faire prendre conscience. Chaque œuvre est considéré comme une étape d’un parcours expliquant les facettes multiples des situations d’exercice des différents types de pouvoirs. Le pouvoir esthétique d’une œuvre pouvant aussi servir de démonstration. La question finale de la proposition étant la puissance réelle de l’art, le pouvoir réel des artistes.

L’ensemble des œuvres sont issues des collections de photographie du Centre national des arts plastiques.

Artistes :
Sammy Baloji, Yael Bartana, Valérie Belin, Nobuyoshi Araki, Alain Bizos, Pierre Boulat, Jean-Philippe Charbonnier, Patrick Faigenbaum, Simohammed Fettaka, Leonard Freed, Paul Fusco, Pierre Gonnord, Emmanuel Guibert, Hocine, Jean Christophe, Serge Kliaving, Karen Knorr, Barbara Kruger, Olivier Menanteau, Nickolas Muray, Bill Owens, Andres Serrano, Stéphanie Solinas, Yang Fudong, Zhuang Xiao.

L’entrée des expositions est gratuite, les contributions volontaires sont les bienvenues.

Vernissage Polyptyque

Suzanne Hetzel, Yveline Loiseur, Didier Nadeau, Arnaud Théval.

En partenariat avec 13 Habitat

Vernissage Jeudi 19 Septembre à 18h30, en présence des artistes et des participants.

Palmier, Miroir, Perruche /2, constitue la seconde restitution publique des résidences conduites dans cinq cités depuis maintenant deux ans : Campagne-Lévêque, les Néréïdes, les Bosquets, le Clos, Val Plan [Marseille], Pierre Semard et Marius Maurin [Arles]. Trois résidences destinées à se déployer sur trois ans, confiées à Suzanne Hetzel, Yveline Loiseur et Arnaud Théval, auxquelles s’ajoute un atelier de Didier Nadeau.

Exposition présentée dans le cadre des JEP 2019, et des ateliers et résidences de création partagées, confiées par le bailleur social 13 Habitat aux Ateliers de l’Image/Centre Photographique Marseille.

Exposition ouverte du 20 au 28 septembre. Ouverture exceptionnelle dimanche 22 septembre.

Plus d’infos sur ce projet de Création Partagée.

Laura Cohen, Raphaël Botiveau & Hélène Baillot, Doriane Souihol, Flore Saunois, Sowie Moshtari Hilal, Marc Einsiedel & Felix Jung, Stefan Mildenberger, Julien Fleurance und Youssef Tabti.

Dans le cadre du partenariat urbain entre Hambourg et Marseille : rendez-vous vendredi 13 septembre de 18 heures à Minuit !
Depuis 22 ans, la photographie est au centre des activités des Ateliers de l’Image. Avec la création du Centre Photographique en Novembre dernier, toutes les approches peuvent être réunies : expositions, ateliers, éducation de la jeunesse, installations numériques, vidéos, documentaires, graphismes, etc..

La présentation en Mai 2019 de la "Nuit de l’Instant" à l’Institut Français de Hambourg a suscité un vif intérêt auprès du public Hambourgeois. C’est dans ce cadre que nous présentons une version courte de la nuit de l’Instant, en attendant de construire avec nos partenaires de Hambourg et de Glasgow une nouvelle et très grande Nuit de l’Instant pour Manifesta en 2020.
Les possibilités actuelles de la photographie et de l’image - celle qui distingue aujourd’hui la photographie au-delà des impressions sur papier - se traduisent à cette "Petite Nuit de l’Instant" par la présence d’artistes confirmés des deux villes jumelées :

Laura Cohen, Raphaël Botiveau et Hélène Baillot, Doriane Souihol et Flore Saunois de Marseille, ainsi que Moshtari Hilal, Marc Einsiedel et Félix Jung, Stefan Mildenberger, Julien Fleurance et Youssef Tabti de Hambourg.

Commissaire à Hambourg : Liberty Adrien, commissaire à Marseille : Erick Gudimard
En partenariat avec la Ville de Marseille et l’Institut Français, le Goethe Institut, l’Institut Français de Hambourg et la Ville de Hambourg.
Vernissage public de l’exposition le 13.9.2019 à 18h.
Exposition ouverte le 13.9.2019 de 18h à 24h et le 14.9.2019 de 14h à 19h.

Im Rahmen der Städtepartnerschaft zwischen Hamburg und Marseille
Seit 22 Jahren steht bei den Ateliers de l’Image die Photographie im Zentrum der Aktivitäten. Dieser Ansatz mit dem innovativen Anspruch, auch die neuen sozialen Medien einzubeziehen, legt den Fokus auf Vernetzung und Bildung und seit neun Jahren organisieren die Ateliers de l’Image die „Nuit de l’Instant“ in Marseille.

Mit der Gründung des Centre Photographique im November vergangenen Jahres können alle neuen Herangehensweisen vereint werden : Ausstellungen, Workshops, Jugendbildung, Digitale Installationen, Video, Dokumentationen, Graphik, etc. Dieser Ort, wo die aktuellen künstlerischen Ansätze im Bereich der Photographie zusammenkommen, präsentiert im September die Rückschau der „Nacht des Augenblicks“, die im Institut français Hamburg im Mai auf großes Interesse beim Hamburger Publikum gestoßen ist. Die aktuellen Möglichkeiten der Fotografie und des Bildes – das, was die Fotografie heute jenseits von Papierabzügen auszeichnet – zeigen bei dieser kleinen Nuit de l’Instant folgende bestätigte Künstler :

Laura Cohen, Raphaël Botiveau & Hélène Baillot, Doriane Souihol und Flore Saunois - aus Marseille, Sowie Moshtari Hilal, Marc Einsiedel & Felix Jung, Stefan Mildenberger, Julien Fleurance und Youssef Tabti - aus Hamburg.

Kuratorin in Hamburg : Liberty Adrien, Kurator in Marseille : Erick Gudimard

Öffentliche Vernissage der Ausstellung am 13.9.2019, 18 Uhr Laufzeit der Ausstellung am 13.9.2019, 18-24 Uhr + 14.9.2019, 14-19 Uhr

@Stefan Mildenberger

Romane Iskaria, Huixin Jin, Salomé Lévi, Helena Malak, Emma Martegoute, Cha Sandrine N’cho, Zana Riazi, Lucien Roux, Narae Shin, Rafaël Stevens, Blanche Tachon, Mattéo Vergnes, Leyang Yin.

Hors les Murs / HLM 20 rue Saint-Antoine 13002 Marseille
Exposition produite par Mécènes du sud Aix-Marseille En partenariat avec l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille - ESADMM

Arnaud Bottini, Yakang Gao, Angèle Guillard, Romane Iskaria, Huixin Jin, Salomé Lévi, Helena Malak, Emma Martegoute, Cha Sandrine N’cho, Zana Riazi, Lucien Roux, Narae Shin, Rafaël Stevens, Blanche Tachon, Mattéo Vergnes, Leyang Yin.

Nommé enseignant aux Beaux-Arts de Marseille en 2005, Jean-Louis Garnell a suivi le travail de centaines d’étudiant·e·s, en compagnie principalement de Brice Matthieussent et Max Armengaud. Leur terrain a surtout été celui des « questions liées à l’utilisation d’une image de type photographique dans une pratique artistique quelle qu’elle soit ». En quinze ans, ils ont vu les pratiques et les intérêts changer. Dans la programmation parallèle nous avons voulu associer à Picture for a While , une sélection de travaux de ces étudiant·e·s. Ils sont encore au travail, et pour l’occasion Max Armengaud et Jean-Louis Garnell ont sélectionné ce qui leur a semblé être le plus représentatif de la diversité des approches de chacun·e.

Vernissage le jeudi 4 juillet 2019 à 19h.
Photo : Zana Riazi, Couturier, 2019

Jean-Louis Garnell

Pour sa troisième saison, le Centre Photographique Marseille présente Pictures for a While, une exposition personnelle de Jean-Louis Garnell, qui montre le parcours récent d’un des artistes majeurs de la photographie contemporaine en France.
Depuis plus de trente ans, Jean-Louis Garnell a su garder un style, imposer une liberté, tracer en toute logique un sillon pour construire une œuvre dense, concentrée et ouverte, Cette exposition événement présente seize ensembles de photographies - ou extraits d’ensembles - et une série de dessins. La plupart des œuvres sont inédites.
Depuis 1985, ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives (Centre National des arts plastiques ; Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci, Prato ; Staatsgalerie Stuttgart ; Fotomuseum de Winterthur ; Kunstverein de Stuttgart ; Centre de photographie de Lectoure ; BNF ; Grand Palais ; Rencontres d’Arles…).

Cette exposition est coproduite par Mécènes du sud Aix-Marseille.
Elle fait partie de la programmation satellite des Rencontres d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express.

Vernissage public le 31 mai 2019 à 19h00.

Sélection du Prix Polyptyque 2019

En avant première, découvrez les candidats au Salon 2019, avec seize artistes présélectionné.e.s qui seront pour l’occasion soumis.e.s au jury des galeries partenaires :
Françoise Beauguion
Manon Boyer
Michael Duperrin
Léna Fillet
Hannaka
Suzanne Hetzel
Rose Lemeunier
Catherine Marcogliese
Léna Maria
Karine Maussière
Aurélien Meimaris
Caroline de Otero
Sam Phelps
Mickael Serfati
Armelle Sevre
Eleonora Strano


Vernissage : Vendredi 19 avril à 19h00. Venez Nombreux !

La deuxième édition de Polyptyque, salon de photographie contemporaine, aura lieu du 30 août au 1er septembre 2019, en lien avecArt-O-Rama et Paréïdolie. A cette occasion, cinq artistes de la région recevront un Prix remis par le comité artistique du Salon.

PRIX POLYPTYQUE

L’appel à candidatures s’adresse à des artistes photographes s’inscrivant dans une démarche de recherche de galerie professionnelle. Il a pour but un accompagnement professionnel des artistes

Des Artistes à l’école [de la photographie]

« Il n’y a pas de meilleure éducation à l’image que par la photographie ... »
Serge Tisseron

Depuis longtemps cette phrase de Serge Tisseron nous accompagne dans nos interventions d’éducation à l’image par la photographie auprès du jeune public. L’exposition Des artistes à l’école [de la photographie],10ème du nom, présente différents ateliers en milieu scolaire, réalisés autant dans des écoles élémentaires que dans des collèges et des lycées, à Marseille mais aussi dans tout le département voire au-delà. Chaque atelier est unique dans son cheminement, mais tous aboutissent à une restitution spécifique qui exprime aussi l’intérêt et le parcours des élèves.
Une petite « rétrospective » en quelque sorte, pour fêter plus de 10 ans d’actions des Ateliers de l’Image pour l’éducation et la culture.

Vernissage de l’exposition le Vendredi 10 mai 2019 dès 18h30.

Stand By Office et La Possibilité d’une île...

En programmation parallèle, des œuvres vidéo de Randa Maroufi et de Philippe Terrier-Hermann

Hypothèses du regard, variations discontinues et greffes instables

Invitation au voyage à partir du désert du Nouveau-Mexique. 1989-1999.

« Dix années d’obsession en Noir et Blanc, et un travail très peu montré, pourtant essentiel dans mon rapport à la photographie.

Paysages désertiques en noir et blanc, répétition jusqu’à l’usure, 10 ans de déplacements lointains pour toujours refaire presque la même image.

Progressivement, j’ai compris en quoi cette démarche répétitive m’était si nécessaire, telle une musique de quelques notes rejouées qui composent la trame de la mélodie.
En ce lieu du désert dans le bassin de Galisteo, le paysage naturel tout à fait fascinant recelait des traces cachées, des figures pariétales dessinées par les indiens d’Amérique du Nord qui vivaient là sur leurs terres avant de subir l’un des plus terribles génocides. Ils habitaient les bords du Rio Grande, et laissaient sur les pierres des traces, des gravures datées des siècles derniers, mémoire d’une présence rituelle, land art préfiguré.
Je commençais en 1989 un relevé attentif de ces pétroglyphes pour ne pas oublier que cet horizon aujourd’hui silencieux et vide, cette terre rouge et lumineuse exposée sous un ciel ample, ouvert, avaient précédemment été la terre des indiens.
C’est aussi dans le désert du Nouveau-Mexique que la bombe atomique a été inventée, y ont été réalisés les premiers essais grandeur nature. Pour le pire, à White Sands, Alamagordo, par le scientifique Américain Openheimer en 1945. Puissance diabolique qui après avoir été lâchée dans le désert américain le 16 juillet 1945 « Trinity test » a rayé en quelques secondes de la carte du monde Hiroshima le 6 Août 1945 et trois jours plus tard le 9 Août, Nagasaki.
Il y a non seulement dans ce travail la beauté d’un territoire hors du commun mais aussi /comme en creux/ d’étranges présences qui hantent ce lieu, des sociétés d’hommes et de femmes rayées de la carte et plus tard le désir de création d’une arme de destruction radicale, l’installation au désert d’une épouvante permanente avec quoi il faut vivre aujourd’hui encore, plus que jamais sans doute. Et je pense avoir tracé mon chemin à partir de ces éléments paradoxaux, contradictoires sûrement, faisant se rencontrer la surface de l’image, sa beauté apaisée et subtile, avec ce qui la contredit toute. Opposition entre le papier lisse et muet de la photographie souvent présentée en grand format d’avec l’Histoire (grande hache) particulièrement violente qui a été vécue là.
Ce n’est que beaucoup plus tard, dans l’après coup de ma pratique photographique que je comprendrais ce qui se logeait là, un usage de la photographie tel qu’il voile et dévoile à la fois une image en suspens, silencieuse, qui véhicule presque toujours une histoire chaotique de bruits et de guerres.

J’y suis retournée sur ce territoire au mois de mai 2017 pour y vérifier certains points. Et c’est autour de ce retour qui m’a arraché quelques certitudes, que je propose cette exposition. Car j’ai fait de ce lieu du désert, dans le bassin de Galisteo près de Santa Fé, le lieu de ma fascination pour l’image, son origine photographique en quelque sorte, en une forme d’autoportrait de la photographie elle-même, souvent réduite à une gamme de gris minimalistes.
« Socle du monde. »
Le voici donc revisité ce lieu tellement aimé, traversé d’images autres, d’images réalisées ultérieurement au cours de mes voyages et de mes différents projets, et qui s’invitent ici pour bousculer l’ensemble des paysages américains. Biffure, gifle, court-circuit.
Ces photographies isolées, disparates, viendront problématiser le calme apparent des paysages. Décollées d’une géographie lointaine, invitées à poser ici ou là les jalons d’une quête complexe de signes opaques, d’indices à bas bruit, d’interférences hasardeuses, elles inviteront à la rencontre d’un monde contemporain haché, livré aux affres des guerres et des exils, des catastrophes et de la folie exponentielle des hommes.

Monique Deregibus, Marseille, novembre 2018

Degrees of Caution Part I

Degrees of Caution est une proposition faite par Cédrick Eymenier à 5 artistes rencontré.e.s au fil de leurs collaborations communes aux Magazines Purple et Purple Journal. Tout à la fois photographe, vidéaste, cinéaste, monteur… chaque artiste partage un niveau d’attention particulièrement sensible aux détails et à la lumière, qui s’exprime par le cadrage mais aussi la surexposition, le clair-obscur, une vision poétique et documentaire.
Degrees of Caution se décline en deux parties, films d’abord puis photographies, avec en plus, entre ces deux parties, 1 conférence et 1 performance musicale.

Part 1 : films
Du 16 février au 13 mars
Films en boucle

Guillermo Ueno  : Visiones del estanque. Musique : Federico Durand. 2015. 4’5’’ / Oficina. Musique : Cats Hats Gowns. 2016. 7’25’

Laetitia Benat  : Indian Summer, avec Alexandra Koubichkine. 1997. 15’18’’. Hi8 to digital. Coll. CNAP

Anders Edström  : Some Paints 20’

Sébastien Jamain
Straight From the Stardust Festival. 2006, 22’, format original : mini dv 5/4 (Visible du 15 au 23 fév.)
Rio de Piemont. 2006, 33’40’’ / mini dv 5/4 (Visible du 27 fév. au 6 mars)
Io. 2002. 46’50’’ / mini dv 5/4 (Visible du 7 au 14 mars)

Mark Borthwick  : Sun to light your. Vidéo & musique par Willshine. 2019. 15’

Degrees of Caution Part II

Commissariat : Cédrik Eymenier
Photographies, objets, films et dessins...

Du 16 mars au 14 avril.
Un deuxième accrochage presque entièrement photographique avec quelques surprises !

Vendredi 15 mars à partir de 14h : accrochage ouvert au public en présence des artistes.
Vendredi 15 mars à 19h : vernissage performance musicale de Coriolis Sounds. Concerts de Jeff Rian, Angola Stools, dj 16:9.

Samedi 16 mars à 15h : Paranoia Soft conférence-débat de Jeff Rian

Intrication

Photographies + Musique, Cats Hats Gowns

"Une émotion déborde ces pare-brises, ces capots brillants, ces buissons de genêt en pleine ville, ces pierres ouvertes rose et jaune comme des sexes tranquilles, ces vitrines luxueuses, ces fleurs, ces bijoux, tous ces étincellements furtifs, toutes ces ombres portées : une émotion qui change l’espace en un volume de lumière." *

Intrication est le titre choisi par Cédrick Eymenier pour son exposition personnelle au Centre Photographique Marseille.

Intrication un mot rare, un titre inhabituel qui désigne en physique quantique une propriété étrange mais bien réelle. L’intrication désigne la fabrication de paires d’objets pourtant totalement séparés, voire très éloignés, mais qui disposent de liens invisibles les laissant connectés entre eux.

Cet enchevêtrement possible fait le sens de la démarche de l’artiste, et celui de cette exposition.

Ces intrications sont discrètes, légères, simples, et qu’elles soient évidentes ou difficiles c’est aussi au visiteur de les retrouver ou d’en créer de nouvelles.../...

*Yannick Haenel : catalog, Poses 01 : cedrick eymenier, ordet editions, paris, 2010

Déplacer l’horizon

DEPLACER L’HORIZON est un projet collaboratif qui relie trois villes, Helsinki, Marseille et Rabat, neuf artistes et plusieurs structures. Les artistes travaillant autour de la photographie et la vidéo questionnent le lien entre image fixe et animée et proposent chacun leur vision sur le même sujet Déplacer l’horizon.

Ouverture vendredi 5 février à 14h
puis Visites professionnelles du mercredi au samedi de 13h à 17h
Réservation indispensable ici : https://form.jotform.com/Lebarzic/reservation-deplacer-lhorizon

Nous invitons chacun des artistes à mettre en mouvement le regard vers un ailleurs, à questionner la ligne horizontale qui délimite la terre, la mer et le ciel, à mettre en question des repères et points de vues. Ils, elles observent le paysage et sa perception subjective par chaque individu, mais aussi le désir d’ailleurs, l’envie du passage à l’autre côté. Parler d’horizon, c’est aussi parler de paysage matériel et
mental ; c’est aussi d’une certaine manière ce qui se maintient en équilibre. Viser l’horizon, le déplacer.

Pour le Centre Photographie Marseille, Les artistes présentent de nouvelles pièces inédites photographies, installations, vidéos et sculptures. Les artistes ont également été amenés à échanger sur internet sous la forme d’un cadavre exquis dans une chaîne de courriel autour de la thématique du projet. Cet échange est intégré à l’exposition et fait l’objet d’une édition limitée sous la forme d’un catalogue.
Ce projet collaboratif a pris forme en 2019 avec des événements et des rencontres organisés dans les trois pays. La sélection des artistes a été mené en collaboration avec MUU artist’s association à Helsinki et Le Cube Independent Art Room à Rabat. La thématique a orienté des échanges professionnels et le projet a été présenté à L’institut Français d’Helsinki, L’institut Français de Rabat et dans des lieux partenaires la Galerie Art-Cade, Zoème et Dos Mares à Marseille, Le Cube Independent Art Room à Rabat au Maroc, à la galerie Muu à Helsinki et pendant le festival d’art contemporain Art Fair Suomi en Finlande.


Le projet est soutenu par l’Institut Français (convention avec la ville de Marseille),
La ville de Marseille et La Région Sud.

Commissariat DEUX Bis et le groupe d’artistes Déplacer l’Horizon.
EXPOSITION DANS LE CADRE DE MANIFESTA 13
PROGRAMME LES PARALLÈLES DU SUD

La Relève - Habiter - Festival Parallèle

DU 13 JANVIER AU 30 JANVIER 2021

Visites professionnelles* sur rendez-vous du mercredi au samedi de 13h à 17h : Inscrivez vous

Le Centre Photographique Marseille est le nouveau partenaire du festival Parallèle 2021.

Basée à Marseille, Parallèle est une Plateforme de production et de diffusion de spectacle vivant (danse, théâtre, arts visuels, performance) dédiée à la nouvelle génération d’artistes locaux, nationaux et internationaux.

Le Festival Parallèle, temps fort de visibilité de la Plateforme réalisé en partenariat
avec de nombreux lieux culturels de la ville, met ces formes transdisciplinaires en partage avec un public toujours plus nombreux et attentif. Le festival agit comme un vivier, un espace de visibilité qualitative pour les artistes, et révèle la richesse esthétique et la puissance de pensée des artistes de la nouvelle génération. L’impact peut se mesurer tous les ans, voyant ces artistes évoluer par la suite dans les plus importantes scènes de France, d’Europe et du monde.

Le Centre photographique présente sept projets sélectionnés autour de la thématique Habiter.

L’exposition est présentée dans le cadre du projet La Relève qui réunit Art-cade-Galerie des Grands Bains, Douches de la Plaine, Coco Velten, La compagnie - lieu de création, Le Château de Servières, et la Galerie HO, pour donner à voir le travail d’artistes visuels en phase de professionnalisation.

Visuel : Adrien Vargoz, Solspeilet, 2018

#everyoneisaphotographer !

* artistes, photographes, enseignants, éducateurs, formateurs, collectionneurs, partenaires du monde social et culturel, journalistes, critiques, historiens, architectes, galeristes, encadreurs, bibliothécaires, chargées de communication, médiateurs, commissaires d’expositions, gardiens de musées, conservateurs, restaurateurs, éditeurs, rédacteurs, chargées de projets, tireurs, imprimeurs, graphistes, archivistes, commissaire-priseur, antiquaires, vidéastes, cinéastes, monteurs, éclairagistes, metteurs en scène, décorateurs, assistants de tout poils, régisseurs, conseillers Arts-Visuels, directeurs d’associations ou de Centre d’Arts, agent d’artistes, iconographes, guides, conférenciers, intervenants, agents d’accueil, directeurs de la culture, directeurs de collections, agents de surfaces, libraires, développeur de projets culturels dans le cadre de la politique de rénovation urbaine et de développement des quartiers sensibles et des zones rurales etc etc etc etc etc etc (HOMMES OU FEMMES évidemment)

Ensembles

Visites professionnelles sur inscription*
https://form.jotform.com/CentrePhotoMarseille/ensembles
*Pour les visites le samedi, inscriptions indispensables au plus tard le vendredi jusqu’à 18h

Ensembles conclut un cycle de trois ans de résidence de chacun des artistes dans cinq cités ou résidences HLM de Marseille, Campagne-Lévêque, les Néréïdes, les Bosquets, la Rose, le Plan et Pierre Semard et Marius Maurin à Arles.
Les œuvres présentées font chacune installation, elles s’inventent à l’issue de trois années de travail individuel et collectif, de rencontres et d’échanges tant avec les habitants qu’entre les artistes. Trois années de maturation ponctuées d’expositions intermédiaires pour que chacun pose une proposition qui tienne à juste distance les représentations attendues de ces lieux et de leurs habitants.

Le visiteur peut recevoir la tension entre bâti et nature que l’implantation de ces grands ensembles a instaurée ; l’architecture et ses formes devenues stéréotypes entre lesquelles la vie sociale se déploie ; l’actualité de la mémoire des combats pour que le logement de tous soit une réalité toujours inachevée ; ou l’instauration d’un rapport trouble à l’altérité qui se sublime dans l’animal de compagnie.

Ce projet de création partagée, confié au Centre Photographique Marseille par le bailleur social 13 Habitat a permis à chaque artiste de développer, sur un temps exceptionnellement long, un travail artistique élaboré à travers des rencontres et des initiatives proposées aux locataires. En lançant et soutenant ce projet, en laissant chaque artiste le développer à sa façon, 13 Habitat s’inscrit dans la continuité de la mission des « bailleurs sociaux » qui va au delà de la fourniture d’un seul toit aux familles, notamment les plus défavorisées.

Pour les nombreux participants au projet, accepter de rencontrer un artiste sur la durée leur aura offert l’occasion de se nourrir à la source d’une réflexion sur ce que l’image raconte de nous aux autres lorsqu’elle est produite pour devenir publique. Chaque artiste, par la proposition qu’il a mis en place, s’est engagé dans l’échange pour développer une œuvre qui déplace les clichés et ouvre vers le monde.
Mêlant proposition et écoute, disponibilité et invitation à faire, chacun cherche à susciter le désir des habitants de participer et partager leurs expériences singulières. Ne nous y trompons pas : l’image ou le récit ne sont jamais ici dévoilement, indiscrétion ou jeu de dupes. La création partagée est une maïeutique : l’artiste, parce qu’il s’affirme et se présente comme auteur, explique et déploie son univers. Ainsi s’éveille et se nourrit le désir chez ses interlocuteurs : celui d’être entendu, celui d’être en confiance, celui de s’approprier une proposition artistique. Ces subjectivités qui deviennent forme se posent ailleurs, et sans justification, des représentations convenues, mauvaises ou bonnes, des « cités ».

Ensembles est accompagnée d’une publication par résidence, qui sera distribuée à chaque participant. Chacun des artistes aura développé son cahier singulier, un objet qui se tient entre la remémoration des paroles reçues, les images recueillies —montrées dans les deux expositions précédentes— et le fil d’un récit.

Jean Schneider

Exposition rendue possible grâce au soutien de la région Sud (dispositif Carte Blanche) et l’aide de la SAIF.

Merci également à Emma Grosbois, Octavia de Larroche, Karine Maussière et Doriane Souilhol qui ont accompagné le projet la première année.

Visuel : Yveline Loiseur

FERNAND POUILLON de Marseille à Alger

Visites ouvertes à tous, avec une jauge maximum de 25 personnes simultanément.

L’exposition est le fruit de recherches menées pendant cinq ans par Leo Fabrizio sur l’œuvre architecturale bâtie la plus conséquente du XXe siècle, celle de l’architecte français Fernand Pouillon.

Le destin tumultueux de cet homme, son refus de s’inscrire dans le courant de l’architecture Moderne, sa position engagée durant la Reconstruction pour des habitats à loyer modérés dignes, qualitatifs et proches des centres villes, son intérêt pour les populations oubliées par le régime colonial en Algérie, tout comme son désintérêt pour ses propres archives, participent de la non diffusion de son travail.

Fernand Pouillon de Marseille à Alger donne à voir une sélection des 700 photographies réalisées à la chambre grand format par Leo Fabrizio. Une collection d’images à la hauteur de l’ampleur d’une oeuvre architecturale qui compte plus de 1000 projets – certains sont encore non-identifiés à ce jour – et dont plus de 720 ont été réalisé en France, en Iran, en Algérie et en Afrique de l’Ouest.

Exposition présentée au Centre Photographique Marseille par le Consulat général de Suisse avec l’appui de Présence Suisse. Dans le cadre du cycle Architecture, enjeux et regards d’aujourd’hui organisé par le Centre Franco-Allemand de Provence, le Consulat Général de Suisse, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de
Marseille, la librairie-maison d’édition Imbernon, la Société des Architectes et le Syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône, avec le soutien du Goethe-Institut.

Vue de l’exposition :

FOR WHOM THE BELL TOLLS (GO)

Vernissage le vendredi 18 juin à 19h.

Exposition co-produite par le Festival Photo Marseille, dont Camille Fallet est l’invité d’honneur en 2020.

Le travail de Camille Fallet à Glasgow a été réalisé suite à deux résidences organisées par le Centre Photographique Marseille dans le cadre de la Nuit de l’instant 2018 (financement Institut Français/Ville de Marseille) en partenariat avec Street Level Photoworks, puis grâce au soutien du fond d’aide à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques.

Cette exposition fait partie de la programmation satellite des Rencontres d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express.

"Camille Fallet photographie Glasgow à la chambre et veille à ce que chaque lieu et objet qu’il transcrit le soit comme l’indice le plus exemplaire et le plus éclatant de son esprit."

Si vous regardez Glasgow en vue aérienne, elle vous semblera bombardée. Ce qui fut la seconde ville de l’empire britannique, son grand port du métal, de la construction navale et de l’ingénierie ferroviaire, n’est aujourd’hui qu’une ruine restaurée à la sauvette. Sa forme est, pour l’essentiel, la trace de la révolution industrielle et de l’âge d’or victorien. L’architecture de cette période recouvre à peu près la stylisation et l’appropriation de tous les courants architecturaux des grandes civilisations. Elle orne son commerce, son administration, ses cultes et son habitat. L’uniformité des grès rouges et ocres renforce son effet de décor. Glasgow fut splendide, riche et puissante.

Mais depuis les années 1920, elle s’effondre. Perdant presque la moitié de son million d’habitants, elle est dorénavant célèbre pour les 54 ans d’espérance de vie dans ses quartiers les plus pauvres de l’Eastend. Après une première tentative par le béton et l’automobile de redessiner sa géographie à la fin des années 70, la ville n’a survécu que par l’ablation de quartiers entiers. Les « merchant building », les « tenements » (immeubles collectifs du XIXe siècle), tout comme les grandes barres brutalistes ont disparu pour un monde du lotissement périphérique en crépi gris, créé grâce aux révoltes fiscales qui firent voler en éclat le grand Glasgow du Labour.

Aujourd’hui la ville se porte un peu mieux. Elle reste une place financière importante et la promotion immobilière rafle les nombreuses friches pour trois fois rien. Les mêmes forces du capitalisme que l’on retrouve en action ailleurs dans les villes occidentales dessinent le Glasgow que nous pouvons voir. Mais plus qu’ailleurs Glasgow est la forme même du capitalisme, dans ce qu’il a de plus impersonnel et de plus violent. Si la période du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle la voyait s’accompagner de la modernité en art et fut concomitante du développement de la photographie, j’ai bien peur qu’aujourd’hui esthétiquement elle ne s’accompagne de rien d’autre que de sa muséification comme unique horizon.

BIOGRAPHIE
Camille Fallet, mène depuis quinze ans un travail d’artiste, qui aborde les questions de l’expérience du lieu et de sa transcription au travers du document lyrique. Sa recherche est aussi celle d’images antérieures, liées à un imaginaire personnel. Dans cette mémoire visuelle associative, la notion de découpage, au double sens d’extraction et de séquence, tient une place essentielle. Camille Fallet s’inscrit sur la scène artistique par des expositions régulières dans des centres et lieux d’art contemporain. Après une exposition monographique au centre d’art Le Point du Jour à Cherbourg en 2018, l’obtention de l’aide à la photographie documentaire contemporaine du CNAP cette même année, il a été exposé aux Rencontres de la photographie d’Arles 2019 et à la Biennale für aktuelle Fotografie à la Kunsthalle de Mannheim en 2020. Son investigation de la photographie l’amène à expérimenter le commissariat d’exposition, comme en 2017 au Pavillon Populaire de Montpellier.

PROGRAMMATION ASSOCIÉE
AU CENTRE PHOTOGRAPHIQUE MARSEILLE :

  • Entretien avec David Benassayag : le 19 juin à 17 heures (inscription obligatoire par mail à mediation@centrephotomarseille.fr)
  • Une vision dystopique de Glasgow, conférence de Sylvain Maestraggi le mercredi 8 septembre à 18h30.
    Toute grande ville a son roman. Lanark (1981) d’Alasdair Gray est le grand roman de Glasgow, figurée sous les traits dystopiques d’Unthank, ville maladive dont les habitants disparaissent.
    À travers une lecture croisée du roman de Gray et de l’exposition de Camille Fallet, Sylvain Maestraggi retracera l’histoire de Glasgow, capitale industrielle frappée par la décroissance.
  • Films associés à l’exposition (diffusion en boucle dans l’espace vidéo) :
    - Histoires nées de la solitude (2009) - 36min - Sylvain Maestraggi
    - Jamaica Street, Glasgow (1901) BFI - 2min30
    - Blight (1996) - 14min - John Smith

HORS LES MURS :
Exposition THE BREAKING POINT, Galerie Zoème, du 12 juin au 30 juillet 2021, dans le cadre du festival Photo Marseille 2020. Vernissage le 17 juin à 18h

Entre les images

Du 28 octobre au 20 novembre 2021, le Centre Photographique Marseille vous propose de découvrir l’exposition Entre les Images qui présente plusieurs ateliers portés par le Centre Photographique Marseille issus de trois projets de transmission et de pratique de la photographie réalisés en 2020/2021 à Marseille, à Sainte-Tulle (04) et à Saint-Denis de la Réunion dans le cadre du programme national Entre les Images.

Initié fin 2018, Entre les images est un programme national favorisant la construction et la réalisation de projets de transmission et de pratique photographique destinés à tous les publics notamment ceux éloignés des pratiques culturelles.

Si la notion d’Éducation artistique et culturelle relève principalement du système scolaire, le programme Entre les Images s’attache à faire évoluer cette notion en l’ouvrant à des publics d’horizons divers, en la définissant comme un fait de transmission par le sensible à destination de toutes et de tous. Contribuer à une action territoriale de proximité et encourager la vie citoyenne par des échanges, permettre la rencontre et l’ouverture à l’autre au travers d’ateliers menés par des photographes-intervenant.e.s sont autant d’enjeux que poursuit le programme.

À cette occasion, le réseau Diagonal propose un espace dédié à ce programme national, une invitation pour découvrir d’autres initiatives à travers la France : éditions, catalogues, objets et podcasts produits depuis 2019.

Artistes intervenant.e.s : Françoise Beauguion, Morgan Fache, Jean-Marc Grenier, Geoffroy Mathieu, Karine Maussière, Ibrahim Mulin, Aurore Valade ...

Les actions du Centre Photographique Marseille dans ce cadre ont été coproduites avec la Cité des Arts de la Réunion (Saint-Denis, Réunion), et réalisées en partenariat avec : le Musée de Salagon (Mane), l’association Le Carillon (Marseille), le Centre d’Hébergement Féminin Claire-Joie (Marseille), Coco Velten (Yes We Camp, Marseille), les écoles de La Valentine et Hozier (Marseille), les écoles Centrale et Les, Lilas (Saint-Denis, Réunion), le collège Pierre Girardot (Sainte-Tulle).



CALENDRIER

Vernissage le mercredi 27 octobre à 18h30
Entrée libre

À l’oeuvre

Face à la crise sanitaire et économique, le Centre Photographique Marseille a mis en place dès le mois de juin 2020 une série de dispositifs de soutien aux artistes et à la création avec notamment une commande publique sur différentes communes du Département des Bouches-du-Rhône ( Patrimoine Commun ), le Prix Polyptyque ainsi que des résidences de création au niveau de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ( Programme Pytheas-Capsule ).

L’exposition « À l’œuvre » présente le travail en cours fait pour la commande Patrimoine Commun par Karina Juárez, Stefano Marchionini, André Mérian, Gaël Sillère et Valentine Vermeil ; ainsi que le travail de sortie de résidence Pytheas d’Apolline Lamoril et de Dorian Teti.



Patrimoine Commun répond au double objectif pour le Département des Bouches-du-Rhône de soutenir la création et les artistes fortement fragilisé.e.s du fait de la crise sanitaire ; et de valoriser le territoire des Bouches-du-Rhône. Cette commande s’inscrit dans la suite logique de celle réalisée en 2020.

Un jury d’experts indépendants a désigné cinq artistes suite à un appel à candidatures qui a réuni 32 propositions. Le temps d’un été, les artistes retenu.e.s ont parcouru à leur manière un territoire donné, rencontré ses habitants, documenté le réel ou imaginé des univers.

Karina Juárez a ainsi exploré l’île verte de La Ciotat, cherchant les traces d’une présence humaine. Les photographies de Stefano Marchionini restituent une ambiance sensorielle propre aux lieux arpentés à Saint-Chamas. À Pélissanne, André Mérian a composé des paysages photographiques sur des motifs « sans importance », accompagnés de représentations humaines aux postures statiques et sans artifice. Sur les traces du mythe de la Tarasque, Gaël Sillère nous propose quant à lui Liqueur noire, une série de photographies aux accents fictionnels se déroulant sur les bords du Rhône à Tarascon, entre un château médiéval et une usine vieillissante. Enfin, à Châteauneuf-les-Martigues, Valentine Vermeil est partie à la recherche de personnes qui ont choisi de vivre dans l’espace naturel environnant, de faire corps avec la nature, de s’intégrer au paysage et d’être en symbiose avec les éléments et le vivant.


Pytheas est un programme de résidence de création qui s’inscrit dans un dispositif national intitulé « Capsule », qui permet d’accueillir chaque année et durant trois ans, des artistes en résidences de création au sein de centres d’art spécialisés en photographie. Les artistes sont soutenu.e.s et accompagné.e.s par le Centre Photographique Marseille pour mener un travail artistique personnel qui établit des liens avec notre projet artistique, par des travaux qui questionnent (sans préférence particulière) le médium, les médias, l’histoire, la société, le territoire ou encore l’environnement.

Un autre jury d’experts indépendants a désigné deux artistes suite à un appel à candidatures qui a réuni 52 propositions. Chaque artiste a bénéficié d’une bourse de création pour 8 semaines de travail, réparties sur 6 mois.

L’exposition présente donc le travail de sortie de résidence d’Apolline Lamoril, pour son projet Martine de Bandol, et de Dorian Teti pour son projet H115.

Martine de Bandol prend pour point de départ la découverte durant l’été 1969 d’une jeune femme morte dans les toilettes du Casino de la ville suite à une overdose d’héroïne. La forme finale choisie par Apolline Lamoril met à distance le fait divers de départ pour l’ouvrir sur une évocation intime et historique des enjeux présents dans cette histoire : la jeunesse, le deuil, la mer, le manque d’idéal…

Le titre du projet de Dorian Teti, H115, renvoie à une formule d’émail qui a fait la réputation de la ville de Vallauris. Le travail se focalise sur un ensemble de céramiques et d’outils récupérés dans l’atelier de Fernande Elena, céramiste depuis plus de cinquante ans qui a légué à l’artiste une partie de ses moules et objets. Dans une relation proche du maître à l’élève, Dorian Teti interroge ce qui constitue un patrimoine et le statut des objets qui le compose, en combinant trois approches que sont la photographie, l’imagerie 3D et la céramique.


Les projets et l’exposition sont réalisés avec le soutien du Département des Bouches-du-Rhône et de la DRAC PACA / Ministère de la Culture.


CALENDRIER

Vernissage le mercredi 01 décembre à 18h30
Entrée libre

Fermeture du Centre du 21 décembre 2021 au 3 janvier 2022

La relève IV - Veiller

Parallèle — Pôle de production international pour les pratiques artistiques émergentes s’associe à art-cade, Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Buropolis, le Centre Photographique Marseille, Le Château de Servières et La compagnie - lieu de création, pour donner à voir le travail d’artistes visuels en phase de professionnalisation. Les 6 partenaires proposent chacun une exposition réunissant les projets retenus. Pour cette édition, Le Centre Photographique Marseille présente sept artistes autour de la thématique commune « Veiller ».

Pour la seconde année consécutive, l’équipe du Centre Photographique Marseille est heureuse de prendre part au festival Parallèle 12, projet fédérateur avec lequel nous partageons l’envie commune de soutenir la jeune création contemporaine. Ce partenariat renouvelé intervient dans un contexte sanitaire et social très perturbé, fragilisant davantage cette nouvelle génération d’artistes pour qui la question de la visibilité du travail constitue une première étape importante du parcours professionnel. C’est aussi le moment de se poser autrement les questions de ce qui fait image et comment ces dernières peuvent “veiller” en nous et sur nous.


Les propositions des huit jeunes artistes retenu.e.s suite à l’appel à projet VEILLER nous invitent dans cette exposition à de multiples veilles, affichées ou discrètes, politiques ou poétiques, résolues toujours.


Les artistes exposé.e.s : Chloé Erb, Nabila Halim, Corentin Laplanche Tsutsui, Jade Maily, Claire Maroufin, Emma Tholot, Aliha Thalien, Lingjun Yue.


INFORMATIONS

LA RELÈVE 4 — VEILLER
Du 21 janvier au 26 mars 2022
Du mercredi au samedi
De 14h00 à 19h00
Entrée libre


Visuel : Nabila Halim, How deep is your love, 2021


Lumière Passion

Prolongation exceptionnelle jusqu’au 24 SEPTEMBRE 2022 !

"L’on connaissait Thomas Mailaender en franc-tireur de l’exposition, en pirate de la technique, en collectionneur de bizarreries, bref, en bandit des grands chemins de l’art ; le voilà qui se présente à nous sous la double casquette de l’artiste industrieux et du contremaître. Il enduis, insole, coupe, colle, tirer, relie, projette, plonge, recycle, détruit et, d’un même mouvement, expose tous ces faits et gestes. Une fabrique donc, au beau milieu du Centre Photographique Marseille, qui tourne à plein temps et à plein régime. Là où, dans les musées, l’on accorde au moins un jour de repos aux œuvres pour les laisser respirer, Mailaender a fait du sans relâche, 24/7, et avec lui quelques mains et têtes supplémentaires. Un joyeux bazar organisé par l’artiste, nommé comme l’une de ces boutiques photographiques des « trente glorieuses » : Lumière Passion. À tout prendre, l’on devrait s’y sentir comme dans une fête foraine, dans la chambre risquée d’un chimiste en herbe ou dans le garage fourmillant d’un mécanicien amateur."

Guillaume Blanc.

Cette exposition fait partie de la programmation satellite des Rencontres d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express.

Vernissage le jeudi 26 mai 2022 à 18h00.



Learning From Los Angeles

À l’occasion de ses 40 ans, l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles coproduit avec le Centre Photographique Marseille une exposition de quatre artistes, ancien·ne·s diplômé·e·s, ayant travaillé autour de la ville de Los Angeles.

Quatre artistes réunis autour d’une question : comment Los Angeles se donne à voir comme modèle générique de la société contemporaine ?
Et comment les formes de la ville et ce qui s’y construit servent de prototype à l’organisation du monde post-industriel ?

Délaissant le folklore hollywoodien et le fantasme de la Californie ensoleillée, ils s’attachent à comprendre ce qui se fabrique dans les laboratoires, sur les échangeurs autoroutiers, derrière les façades et dans les canyons qui entourent la ville.

Fort de la leçon apprise à Las Vegas par Venturi et Scott Brown, Olivier Cablat explore l’architecture vernaculaire de Los Angeles. Dans l’inventaire de ses bâtiments décorés, il trace l’idée d’une mise en spectacle de l’architecture.
François Bellabas décompose la ville et ses infrastructures en un système de circulation infini. Un modèle de ville qui fait écho à la Metropolis de Chris Burden, espace abstrait d’un mouvement automobile perpétuel.
Marina Gadonneix explore l’histoire technique de la Californie, laboratoire de l’industrie aéronautique. Dans ses intérieurs énigmatiques, elle laisse deviner comment l’image est aussi un instrument pour la conquête de l’espace.
La catastrophe qui ne cesse d’être l’horizon du monde affleure dans les compositions visuelles de Nicolas Giraud. Les incendies géants qui ravagent la Californie servent eux-aussi de modèles à un monde sur la brèche.

La confrontation de ces quatre regards se veut une tentative pour comprendre qu’elle peut être la leçon de Los Angeles, face aux défis actuels de nos sociétés.

En coproduction avec l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille et dans le cadre du festival Photo Marseille.

Crédit Photo : François Bellabas, MS_DATABASE_Drive by shooting_005, 2016
© François Bellabas