Exposition hors les murs : Prix Polyptyque 2024 - Galerie Sit Down, Paris

Le Prix Polyptyque

Organisé par le Centre Photographique Marseille, Polyptyque salon de photographie contemporaine, sonde les tendances de la photographie actuelle. Depuis sa création en 2018, Polyptyque a convié 44 galeries et éditeurs européen.nes et présenté le travail de plus de 90 artistes. Polyptyque est organisé en partenariat avec les salons Art-o-Rama et Paréidolie, avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur.
En 2024, pour sa cinquième édition, le Salon Polyptyque se réinvente avec un rythme de biennale affirmé, une sélection de galeries élargie, l’investissement de plusieurs lieux et l’introduction d’un nouveau prix : le prix Polyptyque du Livre d’artiste.

Le Prix Polyptyque, mis en place dans le cadre du salon, veut témoigner de la qualité de la photographie contemporaine marseillaise et en Région Sud, en consacrant à ses auteur.e.s des espaces d’exposition et une visibilité nationale. En plus de l’accompagnement professionnel, les lauréats bénéficie d’une bourse de production chez Studio AZA, partenaire du Centre Photographique Marseille.

L’exposition : Prix Polyptyque 2024

Onze artistes locaux ont été présélectionné.e.s et exposé.e.s à Marseille en août 2024, et parmi eux, quatre lauréat.e.s désigné.e.s que la galerie Sit Down (Paris), partenaire de cette cinquième édition, expose lors d’une exposition collective du 01 au 22 février 2025.

Vernissage le samedi 1er février 2025 de 16h à 21h en présence des artistes.

Les 4 lauréat.e.s 2024 :

- Driss Aroussi
- Marion Ellena
- Elie Monferier
- Eleonora Paciullo

Les artistes lauréat.e.s ont été désigné·e·s par un jury composé de :

 Pascal Beausse, responsable des collections photographiques du Cnap
 Françoise Bornstein, directrice de la galerie Sit Down
 Florence Bourgeois, directrice de Paris Photo
 Jörg Brockmann, directeur de l’Espace Jörg Brockmann (Genève)
 Arina Essipowitsch, artiste lauréate des Prix Polyptyque en 2021
 Didier Wèbre, Président de la Digitale Zone et membre de Mécènes du Sud.
 Caroline Stein, responsable du mécénat et conservatrice de la collection de la banque Neuflize OBC

L’exposition Prix Polyptyque 2024 aura lieu du 01 au 22 février 2025 à la Galerie Sit Down, 4 rue Sainte-Anastase, 75003 Paris.

Les anciens lauréat.e.s Prix Polyptyque :

2022 : Julia Gat, Jeanne & Moreau, Andrea Graziosi
2021 : Léna Durr, Brigitte Manoukian, Arina Essipowitsch
2020 : Ezio d’Agostino, Vivien Ayroles, Tzu-Chun Ku, Valérie Horwitz, Delphine Poitevin
2019 : Michaël Duperrin, Léna Fillet, Rose Lemeunier, Karine Maussière, Michaël Serfaty
2018 : Ariadne Breton-Hourcq, Hélène David, Maude Grübel, David Giancatarina, Doriane Souilhol

La Galerie Sit Down

Située dans Le Marais à Paris, la galerie Sit Down a été fondée par Françoise Bornstein en 2005. Depuis 2013, la galerie est essentiellement consacrée à la photographie contemporaine de la scène française et internationale, avec une attention particulière à la photographie documentaire. La galerie Sit Down présente des artistes émergents comme renommés et s’intéresse également aux artistes qui font dialoguer la photographie avec d’autres médiums ou questionnent les limites de son usage mimétique.
En parallèle des expositions personnelles, Françoise Bornstein invite des commissaires lors de projet d’expositions hors les murs, lors de festivals comme les Rencontres d’Arles. La galerie participe à des foires internationales telles que PARIS PHOTO, ART PARIS , PHOTO LONDON, PHOTO LA à Los Angeles, THE PHOTOGRAPHY SHOW presented by AIPAD à New York, HAUTE PHOTOGRAPHIE à Amsterdam…

La galerie est membre du Comité Professionnel des Galeries d’Art (CPGA) et de l’Association of International Photography Art Dealers (AIPAD).


Visuel : Marion Ellena, Scrolling (de la ventana), 2023.© Marion Ellena.

Restitution publique - INTERSTICE #4 : Accrochage - Jeudi 20 février 2025


INTERSTICE #4 : Accrochage

Restitution du workshop mené par Magali Avezou
Avec les étudiant·e·s des Beaux-Arts de Marseille
Jeudi 20 février 2025 de 18h00 à 21h00
au Centre Photographique Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles


INTERSTICE permet à de jeunes artistes des Beaux-Arts de Marseille d’inventer et expérimenter sur quatre jours un accrochage collectif au Centre Photographique Marseille, accompagné·e·s par un·e professionnel·le du monde de l’image et par l’équipe du lieu.

Cette année, la commissaire d’exposition Magali Avezou accompagne ce travail intensif en proposant d’expérimenter la manière dont la mise en espace peut constituer une étape de création collective.

La restitution publique prend la forme d’un vernissage le jeudi 20 février 2025, de 18h00 à 21h00.

Nous vous attendons nombreux·ses !

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Avec les étudiant·e·s du CPI Une fabrique des images, sur une proposition de l’équipe enseignante des Beaux-Arts de Marseille associée (Hélène Biesse, Nicolas Feodoroff, Lia Giraud, Samuel Gratacap, Eric Pasquiou, Olivier Sola)

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Magali Avezou est une curatrice et éducatrice spécialisée en photographie. Elle s’intéresse au statut de l’image contemporaine, au livre comme media et conçoit des dispositifs de médiation hybride entre expositions et ateliers. Elle a collaboré avec Manifesta, Flowers Gallery, les Rencontres d’Arles, entre autres. Elle enseigne à IED (Milan) et Sciences Po (Aix-en-Provence) et intervient régulièrement dans des écoles et universités européennes. Magali Avezou est membre de C.E.A.

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Visuel de couverture : Interstice #3 - Rien n’est permanent - séance de travail. Proposition de Jeanne Mercier, 2024.

Les mercredi du Centre #2

Lecture de Maude Grübel

Le mercredi 1er mars, nous aurons le plaisir d’accueillir Maude Grübel pour une lecture performée de son livre Le Seuil, publié chez André Frère Éditions.

Mêlant photographie, écriture, dessin et images scientifiques, Le Seuil parle de la rencontre de l’être humain avec le monde extérieur dans une situation d’isolement causée par une pathologie. Il aborde les rapports entre oubli/mémoire, corps/identité et traduit l’expérience d’une perception modifiée de soi et du monde.

Pour avoir un aperçu de son livre : Le Seuil

Nous vous attendons nombreux·ses !
Mercredi 1er mars 2023
18h30 - 21h00

au Centre Photographique Marseille
74 rue de la Joliette, 13 002 Marseille
Entrée libre


Visuel : Maude Grübel

Rencontre et présentation : Valérie Horwitz - In Between III - 19 mars 2025

MERCREDI DU CENTRE #4

In between III — Valérie Horwitz
Rencontre et présentation du volet final du projet In Between
Mercredi 19 mars 2025 à 18h30
au Centre Photographique Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Dans le cadre de ses Mercredis du Centre, le Centre Photographique Marseille accueillera prochainement la photographe Valérie Horwitz pour une rencontre et présentation du dernier volet de son projet In Between.

En 2017, Valérie Horwitz propose un atelier à des hommes détenus à Salon de Provence sur invitation du Frac Sud. A partir de cette expérience, elle met en place le projet In Between à destination de femmes prévenues et détenues. L’objet de son enquête est centré sur la question sur la question du corps féminin dans l’espace carcéral. La peine de prison et la privation de liberté s’ancre d’abord sur une réduction d’espace. Les femmes, bien moins nombreuses et enfermées dans un système conçu pour une majorité d’hommes, en subissent-elles les conséquences ? Quels espaces et quelle.s place.s leurs sont alors réservés (soin, activités, travail, formations...) ?

Valerie Horwitz met en place un protocole de travail destiné à produire des rencontres, à diversifier les lieux d’incarcérations et les situations. Dans les établissements de Nîmes, Marseille et Lavaur, son projet s’appuie sur des questions contextuelles et personnelles adressées aux femmes, puis discutées, pour faire émerger la fiction dans les images. Le processus de construction des images tente de remettre en perspective les mécanismes d’auto-censure effectifs et induits par une surveillance constante, d’un système qui tend à normaliser et à redresser ; de rendre visible les forces intrinsèques de ces femmes, afin de continuer à penser et à être

Le dernier volet du projet In Between est consacré à un SAS (Structure d’accompagnement vers la sortie) : la ferme Emmaüs Baudonne. Crée en 2019, ce dispositif novateur en France est issu d’un partenariat public privé. Il propose un placement extérieur à des femmes (ou nées assignées femmes, trans) ; elles sont accueillies pour des fins de peine de 6 mois à deux ans et signent un contrat d’insertion pour apprendre le maraîchage.

Après des années passées entre quatre murs, leurs corps se confrontent au labeur de la terre, aux gestes du travail, à la culture de la vie, aux cycles de la nature et des saisons.

Cet ensemble d’images s’attache à mettre en lumière leur rapport à la terre, aux outils, au travail, et aux gestes qui marquent une résistance, une soumission, une réappropriation des règles et ou d’un savoir faire transmis par le maraîcher.

Ce projet a été réalisé avec le soutien à la photographie documentaire du CNAP.

La rencontre aura lieu le mercredi 19 mars 2025 à 18h30 et sera suivie d’un verre convivial.

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À propos

Née en 1972,Valérie Horwitz vit et travaille à Marseille. Diplômée en communication elle recentre sa vie autour de la création en 2012 et obtient un DNAP de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2015 et le prix Polyptyque 2020.
Elle s’intéresse aux espaces physiques et psychiques qui contraignent, qui enferment et aux mouvements du corps et de l’esprit qui permettent de résister, de se libérer de croyances, d’idéologies, et des conventions, pour construire de nouvelles façons d’être au monde.
Après une première série sur le corps et l’impermanence de la vie (5 years, an interval), elle ouvre la question de l’enfermement à d’autres situations, d’autres fonctionnements (La Muette, In between I,II et III). Plus d’informations à retrouver sur son site : http://documentsdartistes.org/horwitz

Ses travaux sont exposés en France et à l’étranger, par des festivals, des galeries, des foires et des musées (CPM Marseille, La comagnie, GI International, Cacy, galerie Analix forever, photo basel, Musée Histoire de Marseille, Memorial de la shoah, Mucem...). Ses textes poétiques, qu’ils soient en lien avec son travail photographique ou qu’ils soient autonome, font l’objet de publications dans des revues, de lectures dans des festivals ou lieux dédiés aux écritures contemporaines (Cipm Marseille, Actoral, montevidéo, revue Cockpit...).

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Visuel de couverture : © Valérie Horwitz

Exposition hors les murs : Prix Polyptyque 2024 - Espace Jorg Brockmann, Genève

Organisé par le Centre Photographique Marseille, Polyptyque salon de photographie contemporaine, sonde les tendances de la photographie actuelle. Depuis sa création en 2018, Polyptyque a convié 44 galeries et éditeurs européen.nes et présenté le travail de plus de 90 artistes. Polyptyque est organisé en partenariat avec les salons Art-o-Rama et Paréidolie, avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le Prix Polyptyque, mis en place dans le cadre du salon, veut témoigner de la qualité de la photographie contemporaine marseillaise et en Région Sud, en consacrant à ses auteur.e.s des espaces d’exposition et une visibilité nationale. En plus de l’accompagnement professionnel, les lauréats bénéficie d’une bourse de production chez Studio AZA, partenaire du Centre Photographique Marseille.

L’exposition : Prix Polyptyque 2024

Onze artistes locaux ont été présélectionné.e.s et exposé.e.s à Marseille en août 2024, et parmi eux, quatre lauréat.e.s désigné.e.s que l’Espace Jörg Brockmann (Genève), partenaire de cette cinquième édition, expose lors d’une exposition collective du 06 mars au 7 avril 2025.

Vernissage le jeudi 6 mars 2025 à partir de 18h en présence des artistes.

Les 4 lauréat.e.s 2024 :

Driss Aroussi Marion EllenaElie Monferier- Eleonora Paciullo


Les artistes lauréat.e.s ont été désigné·e·s par un jury composé de :

– Pascal Beausse, responsable des collections photographiques du Cnap
– Françoise Bornstein, directrice de la galerie Sit Down
– Florence Bourgeois, directrice de Paris Photo
– Jörg Brockmann, directeur de l’Espace Jörg Brockmann (Genève)
– Arina Essipowitsch, artiste lauréate des Prix Polyptyque en 2021
– Didier Wèbre, Président de la Digitale Zone et membre de Mécènes du Sud.
– Caroline Stein, responsable du mécénat et conservatrice de la collection de la banque Neuflize OBC

L’Espace Jörg Brockmann

L’Espace Jörg Brockmann promeut la photographie contemporaine depuis une dizaine d’années à Genève. Depuis fin 2010 il est installé dans le magnifique bâtiment industriel Arcoop à Carouge. La mission de l’Espace Jörg Brockmann est de présenter le travail de photographes émergents ou confirmés, nationaux ou internationaux, à raison de 5 expositions par an.

Par cette alternance, le travail de jeunesse d’un photographe reconnu permet de contextualiser le travail des photographes prometteurs. Une petite bibliothèque temporaire renouvelée à chaque exposition, alimentée par les choix du photographe, vient étayer sa démarche.

La ligne directrice des travaux proposés s’oriente essentiellement autour de travaux documentaires au sens large. Pousser les frontières quant à la perception et la représentation du medium est un intérêt que s’attache à promouvoir l’Espace Jörg Brockmann.

Visuel : Driss Aroussi, Manipulation 1, 2024. © Driss Aroussi

[MDC#8] Alice Delanghe - Rêver au travail

Mercredi du Centre#8
Alice Delanghe - Rêver au travail [Entre les Images]
Exposition éphémère et rencontre
Mercredi 19 novembre 2025
Exposition visible dès 14h00, rencontre à 18h30
au Centre Photographique Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Aussi intimes qu’ils puissent être, les rêves n’échappent pas à nos conditions matérielles. Aussi, évoluer dans une société très normative, quand on est en situation de handicap, a une incidence évidente sur nos rêves et comment ils peuvent se réaliser. C’est en partant de ce postulat qu’Alice Delanghe a mené cette année, dans le cadre du programme national Entre les Images, son projet intitulé “Rêver au travail” avec un groupe de bénéficiaires de l’ESAT (Établissements ou services d’aide par le travail) de l’Étang situé à Port-de-Bouc (13110).

Le 19 novembre prochain, le Centre Photographique Marseille vous invite à la restitution de ce projet et à venir découvrir les tableaux photographiques réalisés par les participant·e·s et Alice, dans lesquels chacun·e à pu se mettre en scène et éprouver le temps des ateliers, le métier qu’’il/elle rêvait d’exercer.

Une exposition éphémère sera visible au Centre Photographique Marseille à partir de 14h00 le mercredi 19 novembre. Le soir même, une rencontre est prévue à partir de 18h30 avec Alice Delanghe, qui nous parlera de Rêver au travail mais aussi de son nouveau livre La Réserve, parallèle photographique évoquant cette dualité fiction/réalité de la jeunesse et de son rapport au travail, dans un autre contexte et territoire, celui de jeunes chômeurs·euses de l’Ariège et plus particulièrement du Couserans.

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À propos

Alice Delanghe : Née en 1995, Alice Delanghe a étudié à l’École européenne supérieure des Beaux-Arts de Bretagne, à Quimper, puis Rennes, en faisant un détour Erasmus par Manchester (UK). En 2022, elle suit une formation courte sur le reportage photographique à l’École Nationale supérieure de la Photographie d’Arles. Photographe et vidéaste, sa pratique lie documentaire et artistique, au travers de laquelle elle cherche à valoriser le caractère remarquable et résistant de personnes ou de territoires évoluant dans des contextes de pression.

Entre les Images : Entre les images est un programme national de transmission et d’ateliers de pratique photographique développé par le Réseau Diagonal avec le soutien financier du Ministère de la Culture et en partenariat avec l’Adagp et la Fnac. Plus d’infos ici

ESAT de l’Etang : L’ESAT de l’Etang a pour mission d’intégrer socio-professionnellement dans le secteur ordinaire de travail, collectivement ou individuellement, des personnes en situation de handicap, en participant à la réalisation d’une production ou prestation pour le compte de clients (entreprises, collectivités, particuliers). Cet ESAT fait partie de l’’Association La Chrysalide de Martigues et du Golfe de Fos, qui crée et gère des établissements d’accueil et des services à domicile pour l’accompagnement, l’éducation, la formation, le travail et l’hébergement des personnes en situation de handicap mental. Plus d’infos ici

La Réserve : Auto-édition limitée à 50 ex, 75 pages de rêves, de parking et de réflexions marxistes sur le chômage. Pour acheter le livre, c’est par ici

Parcours imaginaires - VOST Collectif

Parcours imaginaires - VOST Collectif
Vernissage le lundi 24 novembre à 15h30
Exposition visible du mercredi 26 au samedi 29 novembre
De 14h00 à 19h00
Entrée libre

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VOST Collectif en partenariat avec le Centre Photographique Marseille est très heureux de vous inviter au vernissage le lundi 24 novembre à 15h30.

Pour la troisième édition du concours photographique, les participants ont proposé une série de photographies sur la thématique "Parcours Imaginaires" en partenariat avec les différentes structures de la Protection Judiciaire de la Jeunesse répartie sur la Région PACA. Ce concours photographique est le résultat d’une série d’ateliers photographiques menés par les membres du collectif et dont un jury fait de professionnel·les de l’image vient récompenser pour les propositions artistiques. Les participants recevront une série de mentions et de coups de cœur le jour du vernissage en présence des membres du jury.

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À propos

VOST Collectif est une association composée de six artistes visuels photographes et vidéastes qui lient expositions, ateliers pédagogiques, commandes, édition et journal social et solidaire.
Ses six membres cherchent à travers l’image et de manière commune à créer du sens. Ils ont tous une pratique liée au montage de l’image, qu’il s’agisse de photographie pure, de vidéo et d’installation. Ils souhaitent proposer une vision toujours plus diverse, inédite et ambitieuse du monde qui nous entoure et nous traverse. C’est la confrontation des regards qui crée cette force. C’est l’énergie de tout.e.s qui permet à la fois cette présence dans les domaines de l’exposition, de l’événement artistique et associatif, et de pouvoir répondre aux besoins de nos commanditaires avec imagination et créativité. Lier notre savoir, c’est créer ensemble un espace, un territoire, où l’image s’expérimente sous toutes ses formes.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter leur site

Marché de Noël & soirée de fin d’année

Marché de Noël & soirée de fin d’année
Samedi 06 décembre 2025
au Centre Photographique Marseille
Ventes photographiques de 14h00 à 19h30
Soirée festive de 20h00 à minuit

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Le Centre photographique Marseille fête la Saint-Nicolas et organise un marché de Noël pour soutenir les artistes et la création contemporaine.

Offrez (vous) des oeuvres, des tirages, des livres d’artistes ou édités, des impressions graphiques ou des sérigraphies ainsi que du matériel photographique.

Au total, une trentaine d’artistes marseillais·ses seront présent·e·s le samedi 6 décembre de 14h à 19h30. Une soirée festive suivra de 20h00 à minuit.

Liste des artistes présent·e·s : Alice Delanghe, Andrea Graziosi, Anne Loubet, Arnaud-Pierre du Boistesselin, Arthur Albert, Barbara Gussoni, Bénédicte Vanderreydt, Caroline de Otero, Célia Peger, Dominika Troïcka, Felix Colardelle, Florine Thiebaud, France-Lan Lê Vu, Françoise Beauguion, Grégoire Bernardi, Julia Darolles, Léna Durr, Lionel Briot, Nadine Jestin, Ourida Timhadjelt, Pierre Morales, Sophie Guin , Valentine Vermeil, Victoire Eouzan.

[MDC#9] "On n’attend pas" : Rencontres photographiques

Mercredi du Centre#9
On n’attend pas - Rencontres photographiques animées par Florine Thiebaud
Invitées : Orianne Ciantar Olive & Dominika Troïcka
Mercredi 10 décembre 2025 à 19h00
au Centre Photographique Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Depuis deux ans, le CPM organise les Mercredis du Centre, moments libres de rencontres et de discussions autour de la présentation d’une oeuvre, d’un livre, au sujet d’un projet d’exposition, d’édition, à la rencontre d’un·e photographe, d’un collectif et tant d’autres sujets photographiques ! L’occasion de découvrir les initiatives qui animent ce territoire marseillais bouillonnant et de fédérer une communauté autour de la photographie.

C’est pourquoi nous sommes heureux·ses d’accueillir le 10 décembre prochain, dans le cadre d’un Mercredi du Centre, la première soirée "On n’attend pas" organisée par la photographe Florine Thiebaud.

Les soirées « On n’attend pas » sont des rendez-vous photographiques engagés, dédiés aux artistes photographes fxmmes vivant à Marseille et ses alentours. L’objectif est de mettre en lumière des pratiques photographiques contemporaines, de créer un espace d’échange accessible, et de favoriser la circulation des savoirs et des expériences artistiques. Chaque soirée réunit deux artistes invitées qui présentent leur travail, leurs influences et leur processus de création, suivi d’un temps d’échange avec le public, dans une ambiance conviviale.

Chaque soirée réunit deux artistes invitées qui présentent leur travail, leurs influences et leur processus de création, suivi d’un temps d’échange avec le public, dans une ambiance conviviale.

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À propos

Florine Thiebaud : artiste photographe française basée à Marseille,Florine Thiebaud est née en 1992. Sa pratique se situe à la croisée du post-documentaire, de l’autofiction et de la performance. Elle mobilise la photographie, l’écrit, la vidéo et, plus récemment la performance, dans une démarche à la fois sociale et intime. Son travail s’articule autour de thématiques liées aux systèmes d’enfermement – physiques, psychiques, sociaux – et à leurs conséquences sur les corps, les liens, et le temps. Elle explore la manière dont les individus vivent les attentes, les luttes invisibles, qu’il s’agisse de l’exil (Breaking Point), de l’absence carcérale (Des Ondes) ou de la maladie mentale (Revenir).

En 2025 elle met en place "On n’attend pas", des soirées inclusives autour de l’image et des pratiques artistiques à Marseille. Pour suivre les prochains rdv organisés par Florine, suivez le compte Instagram @on.nattend.pas.marseille

Orianne Ciantar Olive : Artiste maltaise-franco-suisse, Orianne Ciantar Olive développe une approche photographique et multimédia ancrée dans la recherche et la photo-installation. Elle explore les mécanismes de renversement et de contre-mouvement en mobilisant production propre, archives, nouvelles technologies et dispositifs originaux. Son travail se veut un espace d’essai et de résistance critique dans lequel elle expérimente des formats qui activent et engagent le regardeur.

Invitée par des institutions comme le Centre Pompidou, le BAL, le FRAC sud ou la Villa Pérochon, elle se nourrie d’un contexte géopolitique en perpétuelle mutation. Filtres artisanaux, pellicules retournées, gravure sur négatif, art génératif, solarisation, poésie sonore, performances vidéos… la forme se construit dans un dialogue en parfait équilibre avec le fond.

Particulièrement tournée vers le collectif, elle développe des programmes d’ateliers, de séminaires, de masterclass et de workshops dans des écoles d’art et autres lieux de transmission. Elle anime chaque mois l’atelier d’écriture visuelle Réagir Au Monde (en ligne et gratuit) qui réunit à ce jour plus de 240 participant.es. Elle est elle-même membre du collectif SOLAR et cofondatrice de la structure dédiée à l’image Lose Control dans laquelle elle développe des projets curatoriaux.

Dominika Troïcka : Née en 1984, Dominika Troïcka est photographe et plasticienne, elle vit et travaille à Marseille. Après un master en communication et une licence d’études slaves, elle suit une formation en art dramatique puis obtient en 2021 la certification en photographie de l’ENSP d’Arles. Sa pratique photographique est motivée par une nécessité de connexion aux éléments, aux autres, et à soi-même. Elle s’intéresse aux temporalités et aux espaces qui dressent des ponts : entre nature et culture, présence et absence, visible et invisible.

Elle a récemment exposé sa série "Water me" au GR1 dans le cadre du PACOFF à Marseille (mai 2025), ainsi que sa restitution de résidence "Phénomènes palpables et non palpables de ce monde" à Belpech (Aude) au jardin du Castelas, dans le cadre du Festival Chemins de Photos (de juin à septembre 2025).

Programme des évènements CPM : Novembre-décembre 2025

RDV PRO & CO


Rendez-vous professionnels & collectifs
Sur inscription uniquement
4 photographes maximum par rendez-vous


En 2026, le CPM poursuit ses missions d’accompagnement à la création photographique sur le territoire en proposant un nouveau format d’échange : les RDV PRO & CO (rendez-vous professionnels & collectifs).

Vous êtes photographe, artiste, et vous souhaitez nous présenter votre travail / un projet dans l’intention de collaborer sur des actions culturelles et/ou artistiques ou pour une lecture de dossier en vue d’une candidature ? Ces rendez-vous sont faits pour vous.

Notre fonctionnement actuel ne nous permet pas de recevoir individuellement chaque photographe et de répondre systématiquement aux demandes et sollicitations de manière personnalisée. C’est pourquoi nous proposons aux photographes professionnels un rendez-vous collectif mensuel où nous invitons les personnes qui le souhaitent, à venir présenter leur projet aux membres de l’équipe du CPM.

Chaque photographe aura environ 20 minutes pour présenter son projet et ses questions éventuelles auxquelles s’ajouteront 15 minutes d’échange collectif. Un maximum de 4 photographes pourra s’inscrire par rendez-vous et ce afin de garantir la qualité des échanges.

Les prochains rendez-vous collectifs :

Mercredi 21 octobre 2026 : 10h30-12h30
Mercredi 25 novembre 2026 : 10h30-12h30
Mercredi 09 décembre 2026 : 10h30-12h30

Pour pouvoir participer, il vous faut être à jour de son adhésion (valable par année civile) et compléter ce formulaire : https://bit.ly/43TI5mb

Votre adhésion vous donnera le droit à bien d’autres avantages, que nous vous invitons à découvrir ici : https://bit.ly/4j17a4e


Visuel de couverture : Jade Maily, Panser l’olivier, 2023.

[MDC#1] Apolline Lamoril - Martine de Bandol

Mercredi du Centre#1
Apolline Lamoril - Martine de Bandol
Mercredi 21 janvier 2026 à 18h30
au Centre Photographique Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Martine est morte à 17 ans dans les toilettes du casino de Bandol d’une overdose d’héroïne pendant l’été 1969. Quand j’entends parler de l’histoire en novembre 2015, elle m’intéresse par le traitement médiatique, très sensationnaliste, par l’usage des mots beatniks et dancing, mais surtout parce que Bandol m’est familier. Je décide d’y retourner afin d’y visiter les lieux du drame.”

Apolline Lamoril présentera son nouveau livre, Martine de Bandol, publié chez Classe Moyenne Éditions. Mêlant photographie et texte, le livre prend pour point de départ la découverte d’un fait divers se déroulant à Bandol, petite ville de la côte d’Azur durant l’été 1969.

Le livre est conçu par Xilo (Maxime Delavet + Loup Lopez) et se clôt sur une postface de l’autrice Phoebe Hadjimarkos-Clarke. Il a reçu le soutien du Centre régional de la photographie des Hauts-de-France et du département des Bouches-du-Rhône. Apolline Lamoril a bénéficié dans le cadre de ce projet de la bourse résidence Pytheas du Centre Photographique Marseille en 2021.

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À propos

Apolline Lamoril : née en 1993 à Evry, France, Apolline Lamoril vit et travaille à Marseille. Après des études littéraires et d’histoire de l’art, elle intègre l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles dont elle sort diplômée en 2017.
Elle poursuit un travail artistique qui mêle image et texte et qui interroge la multiplicité contemporaine des images et récits. Ses oeuvres ont été précédemment exposées au Centre régional de la photographie des Hauts-de-France, au Centre Photographique Marseille, aux Rencontres d’Arles et à Paos, Guadalajara, Mexique.
En 2025, elle publie chez Classe Moyenne Éditions son premier livre photographique, Martine de Bandol. Pour acheter le livre, vous pouvez le commander ICI ou l’acheter directement au Centre Photographique Marseille.

Visuel : Portrait d’Apolline Lamoril par Nina Medioni

2025 en images

2025 en images

Offre de stage

Nous recherchons pour un stage longue durée, un ou une assistant·e en communication.

Il/elle participera à la stratégie de communication du lieu (plan de communication, planning éditorial…). Véritable touche-à-tout, à l’aise aussi bien sur le plan visuel que rédactionnel, le/la assistant/e de communication propose et conçoit des supports de communication afin de soutenir efficacement la stratégie globale de façon quotidienne.
L’ensemble de ses missions s’effectue en lien avec l’équipe de Centre et sous la responsabilité du directeur.

Poste à pourvoir à la mi-février 2026 !

Répondre à l’adresse suivante : administration@centrephotomarseille.fr !

Toute les infos dans le document ci-joint

INTERSTICE #5 - HOW 2 BECOME

INTERSTICE #5 - How 2 become
Restitution publique du workshop
Le jeudi 12 février de 18h00 à 21h00
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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INTERSTICE permet à de jeunes artistes des Beaux-Arts de Marseille d’inventer et expérimenter sur quatre jours un accrochage collectif au Centre Photographique Marseille, accompagné·e·s par un·e professionnel·le du monde de l’image et par l’équipe du lieu.

Cette année, la commissaire d’exposition Flora Fettah accompagne ce travail intensif en proposant d’aborder la curation et la mise en espace comme des pratiques collectives. En repartant de son projet To become 2 qui expérimente des méthodologies de travail féministes et collaborative, elle developpe how 2 become, un nouveau format de workshop dédiée au co-apprentissage de la curation.

La restitution publique prend la forme d’un vernissage le jeudi 12 Février de 18h à 21h.

Avec les étudiant·e·s du CPI Une fabrique des images, sur une proposition de l’équipe enseignante des Beaux-Arts de Marseille associée (Hélène Biesse, Nicolas Feodoroff, Lia Giraud, Samuel Gratacap, Eric Pasquiou, Olivier Sola)

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À propos

Flora Fettah (1994, Marseille, France) est curatrice, critique d’art et chercheuse indépendante. Appréhendant la création contemporaine au prisme de ses contextes politiques et sociaux, elle s’intéresse tout particulièrement à la production de récits alternatifs au discours dominant au sein d’un territoire. Elle mène d’abord des recherches sur “La crise des frontières au Maroc vu par les artistes contemporain·es et leur place dans les débats publics” (EHESS, Paris), puis travaille au sein des équipes artistiques d’organisations françaises et internationales (Cnap, Manifesta Biennial, AWARE, Triangle – Astérides, Kadist). En parallèle, elle réalise des projets curatoriaux seule et au sein de collectifs (Jeunes Critiques d’Art et Diamètrea). Elle est vice-présidente (2019-2023) puis membre du CA de Contemporaines, une association qui lutte contre les discriminations de genre dans les arts visuels et promeut un féminisme intersectionnel. Membre de C-E-A et de l’AICA France, elle contribue régulièrement au podcast Pourvu Qu’iels Soient Douxces et écrit pour des revues spécialisées, des institutions publiques et privées (Documents d’Artistes, Fondation Van Gogh, Tide Magazine), des galeries ou artistes. En 2025-26, elle collabore avec Assia Ugobor et Lamia Zanna à la direction artistique de plusieurs festivals pluridisciplinaires (Art Emergence, Maison des Métallos ; Parallèle).

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Visuel : Vue de l’accrochage des travaux de Rose Forette (au centre) et Charlotte Bayoud (à droite) lors de Interstice #4, accompagné en 2025 par la commissaire d’exposition Magali Avezou. Centre Photographique Marseille / Emma Cozzani

Offre d’emploi

Nous recherchons un ou une Chargé·e d’accueil pour un CDD d’un an, 24 heures par semaine.
Missions principales : Accueil & billetterie / Médiation / Suivi et gestion des données / Aide à la vie de l’association.
L’ensemble de ces missions s’effectue en lien avec l’équipe de Centre et sous la responsabilité du directeur.

Poste à pourvoir le 1er mars 2026 !

Répondre à l’adresse suivante  : administration@centrephotomarseille.fr !

Toute les infos dans le document ci-joint

[MDC#2] Rencontre avec Anna Leonte Loron - Les femmes ont faim

Mercredi du Centre #2
Anna Leonte Loron - Les femmes ont faim
Rencontre avec l’artiste le 11 mars 2026 à 19h00
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Dans le cadre de nos Mercredis du Centre, nous accueillerons Anna Leonte Loron à l’occasion d’une rencontre consacrée à l’exposition Les femmes ont faim. L’artiste y partagera sa démarche, les réflexions qui traversent son travail, ainsi que les différentes étapes qui ont jalonné la construction de ce projet collectif. Ce temps d’échange sera l’occasion d’entrer dans les coulisses de la création et de découvrir la naissance de cette exposition, depuis l’idée initiale jusqu’à sa réalisation.

L’ exposition "Les femmes ont faim" est présentée du 06 mars au 21 mars 2026 au Centre Photographique Marseille.

Soirée UPP x On n’attend pas

Soirée UPP x On n’attend pas
1ère partie : Nesma Merhoum (Shed Publishing) et Céline Queric (Doromar)
Modération Fiona Forte
2ème partie : Françoise Beauguion (journal solidaire Un autre monde)
Modération Florine Thiebaud
Mardi 7 avril 2026 à 18h00, ouverture des portes à 17h45
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Le mardi 7 avril, le Centre Photographique Marseille accueille une soirée co-organisée par l’UPP Méditerranée et On n’attend pas, dans le cadre du OFF du Congrès de l’UPP (8–9 avril).

En première partie, à 18h, une table ronde autour de l’édition photographique féminine en région Sud réunira Nesma Merhoum (éditrice, correctrice et traductrice, Shed Publishing), et Céline Queric (éditrice, cofondatrice de Doramar). Cette discussion est la deuxième rencontre du cycle consacré à l’édition photographique féminine en région Sud et sera modérée par Fiona Forte (photographe, déléguée régionale UPP Méditerranée). Un temps d’échange avec le public suivra.

Dans un second temps, à partir de 19h15, On n’attend pas proposera deux projections, animées par Florine Thiebaud, avec l’artiste Françoise Beauguion et la revue Un autre monde. Françoise Beauguion nous présentera sa pratique, ses influences et recherches dans un format libre, suivie d’une discussion avec le public. Puis, accompagnée d’un.e colporteur.ice, elle reviendra sur la création du journal solidaire Un autre monde, le lien avec son parcours artistique et les actions menées par l’équipe. Le temps d’une soirée autour de l’image contemporaine, le public aura l’occasion de découvrir des processus de création et les réflexions rattachées.

Tout au long de la soirée, un stand de livres permettra de consulter et d’acquérir les revues d’Un autre monde et des ouvrages de Shed Publishing. Des publications de Cé éditions et de la librairie Entre Chiens et Loups, invitées lors de la première rencontre organisée aux Ateliers Blancarde seront également présentées.

Une soirée pour écouter, échanger et découvrir des pratiques de l’image contemporaine, avant de se retrouver autour d’un verre.

Déroulé de la soirée
17h45 — Ouverture des portes
18h00 — Table ronde autour de l’édition photographique avec Nesma Merhoum et Céline Queric
19h15 — Projections Françoise Beauguion et Q&A
20h15 — Projections Un autre monde et Q&A
20h45 — Drinks

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À propos

TABLE RONDE SUR L’ÉDITION PHOTOGRAPHIQUE FÉMININE EN RÉGION SUD

Dans le cadre des actions menées par le bureau UPP Méditerranée, un cycle de rencontres consacré à l’édition photographique féminine en région Sud ouvre un espace de réflexion et de transmission autour du livre photographique, de ses conditions de production et des acteur·rices qui le font exister.

À partir de retours d’expériences d’éditrices, de libraires et de photographes ayant publié leurs ouvrages, ces discussions visent à rendre lisibles les différentes étapes de réalisation d’un livre — de l’accompagnement éditorial à la fabrication, la diffusion et la réception publique — tout en donnant des repères pratiques pour situer sa pratique dans l’écosystème éditorial actuel.

Dans un contexte où les dynamiques de visibilité demeurent inégalement réparties, ce cycle cherche également à mettre en lumière des trajectoires féminines locales et à aborder des aspects souvent peu explicités du livre photographique tels que l’économie du livre, ses modèles de financement, les droits d’auteur et cadres contractuels, afin de permettre aux photographes de mieux comprendre le milieu dans lequel leurs projets s’inscrivent et de faire des choix informés entre auto-édition, collaboration avec des structures indépendantes ou publication au sein de maisons établies.

Plus d’informations ici

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NESMA MERHOUM

Nesma Merhoum vit et travaille entre Marseille et Arles. Elle est diplômée en théorie politique et en métiers du livre. Sa pratique éditoriale, centrée sur les essais et la photographie, croise différents maillons de la chaîne du livre, de la recherche documentaire à la promotion en passant par l’édition, la traduction et la correction.

Elle travaille sur la collection “Photo Poche” chez Actes Sud depuis 2021, et a notamment pris part à la refonte initiée par Géraldine Lay à l’occasion du quarantième anniversaire de la collection.

Elle fait également partie de la maison d’édition Shed publishing depuis sa création en 2020 par Lydia Amarouche, aux côtés de Laura Boullic et de Mihena Alsharif. Elle a codirigé l’ouvrage Habiter l’indépendance (2022), cotraduit Une brève histoire de la transmisogynie de Jules Gill-Peterson (2025) et mené des ateliers d’arpentage et de recherche collective. Elle s’implique également dans la programmation et l’animation de l’espace dédié à l’édition, à l’art et aux archives inauguré à Marseille en août 2025 par Shed publishing.

Elle a auparavant été membre de plusieurs collectifs, parmi lesquels l’association Ateliers d’Alger, dont elle est cofondatrice, et la revue AssiégéEs.

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CÉLINE QUERIC
Éditrice photo, co-fondatrice de Doramar

Céline Queric est éditrice indépendante spécialisée dans le livre photo. Après un parcours d’iconographe et de production photo à Paris, elle accompagne depuis 2017 éditeurs et associations culturelles. Collaboratrice régulière pendant six ans des éditions Le Bec en l’air, elle anime aussi des workshops autour de la maquette de livre (Agence VU’, Rencontres d’Arles) et participe à de nombreux événements dont Paris Photo et Arles Books Fair.

En 2025, elle fonde avec Coline Olsina la structure Doramar, née de leur passion commune pour la photographie et l’édition. Ensemble, elles accompagnent éditeurs, artistes et structures culturelles à chaque étape de leurs projets, de la conception éditoriale à la mise en valeur des ouvrages et des pratiques artistiques.

En 2026, Doramar coordonne l’événement Arles Books Fair organisé par l’association France Photobook et les Rencontres d’Arles pendant la semaine d’ouverture du festival. Céline vit et travaille à Marseille et est membre de l’association Les Filles de la photo.

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FRANÇOISE BEAUGUION

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, fondatrice de la revue culturelle et solidaire Un autre Monde et membre du collectif de photographes VOST Collectif de 2017 à 2023, Françoise Beauguion est photographe, autrice et travaille principalement autour de la mer Méditerranée : en Europe, au Maghreb et au Moyen-Orient.

Sa photographie se situe dans une pratique documentaire dite subjective et personnelle, autour de sujets de société et d’actualité tout en apportant son propre regard. Elle interroge notamment la place et le rôle du photographe et remet en question les préjugés et les idées préconçues de sujets actuels avec pour thèmes récurrents la disparition et l’errance. Les notions d’identité, de présence et d’absence sont également très présents dans ses recherches tout comme celles du paradoxe, de l’absurde et de l’étrangeté.

En parallèle de la photographie, Françoise Beauguion mène un travail d’écriture. Elle a notamment publié dans les revues Les Temps Modernes et Bouts du Monde.

Plus d’infos sur le site de Françoise Beauguion

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UN AUTRE MONDE

Un autre Monde est une revue culturelle et solidaire marseillaise, dit journal de rue, vendue par des personnes en situation de grande précarité et de rue. Devenues colportrices et colporteurs de presse, ces personnes bénéficient d’une partie des ventes (3€ sur 3€50) et participent pleinement à la vie de la revue et à sa conception.

Espace d’échanges et de rencontres, Un autre Monde invite les auteur·ices, illustrateur·ices, photographes, amateurs, colporteur·ices, personnes de tout horizon à écrire et à réfléchir sur un thème commun. La revue est un support ouvert et fédérateur. Elle multiplie les liens avec les structures sociales, culturelles et alternatives de la ville. Les colporteur·ices vont ainsi à la rencontre des habitants avec des points de vente fixes sur des lieux culturels partenaires et lors d’événements où ils sont invités à voir les représentations et à prendre part à la vie culturelle marseillaise. C’est un projet qui tisse des liens et qui tente de construire un autre monde ici et maintenant.


Plus d’infos : journal un autre monde

Rehaf Al Batniji - Original Copy (2)

Mercredi du Centre #3
Rehaf Al Batniji - Original Copy (2)
Mercredi 8 avril 2026 à 19h00
Présentation en anglais
Entrée libre dans la limite des places disponibles

English below

En partenariat avec les Beaux-Arts de Marseille, le Centre Photographique Marseille accueillera Rehaf Al Batniji à l’occasion d’un Mercredi du Centre. Lauréate en 2026 du Fonds de protection des artistes (IIE-APF), elle est actuellement en résidence d’un an aux Beaux-Arts de Marseille, avec le soutien de l’association Maan for Gaza Artists. À cette occasion, elle présentera son projet de résidence, Original Copy (2).

Ce projet prend la forme d’un livre d’archives photographiques qui documente la vie sociale des habitants de Gaza au cours de la dernière décennie. L’ouvrage cherche à témoigner de l’urgence de saisir des instants de vie dans un contexte marqué par la violence et le deuil. Ce travail s’inscrit dans la continuité de son engagement à préserver la mémoire, à la fois personnelle et collective, dans un environnement façonné par le conflit, la perte et une résilience remarquable. Il se compose de trois chapitres :

1. Mes archives personnelles : Ce premier chapitre rassemble des photographies réalisées au fil de son quotidien à Gaza durant la dernière décennie. Il ne s’agit pas d’images journalistiques traditionnelles, mais d’essais visuels intimes, qui traduisent la dimension émotionnelle et psychologique de la vie dans un territoire assiégé. Par l’usage de la couleur, de la lumière et de la composition, elle exprime des états d’attente, de joie, de fatigue et de résistance. Elle y intègre également des compositions construites à partir de documents personnels.

2. Archives familiales : Ce chapitre réunit des photographies collectées auprès de familles à travers Gaza. Nombre d’entre elles proviennent d’albums personnels : mariages, remises de diplômes, portraits de famille, anniversaires — autant de moments ordinaires qui deviennent des actes de résistance et d’espoir. L’artiste a consacré plusieurs années à rassembler et préserver ces images, d’autant plus précieuses que beaucoup d’originaux ont été perdus ou détruits lors de bombardements et de déplacements de population. En les intégrant à son projet, elle participe à la construction d’une mémoire visuelle collective, dépassant son expérience individuelle.

3. Écrits documentaires sur la mémoire : Le dernier chapitre associe photographies, essais, témoignages et textes réflexifs autour des enjeux de la mémoire dans un contexte de crise permanente. Ces écrits interrogent les processus par lesquels la mémoire est préservée, transformée ou effacée sous la pression des événements, et montrent comment la pratique artistique peut constituer une forme de contre-archive.

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À propos

Rehaf Al Batniji est une photographe et artiste autodidacte née à Gaza en 1990. Son travail capture le dynamisme, la résilience et la complexité de la vie à Gaza, en utilisant la couleur pour évoquer des émotions puissantes. Elle a réalisé sa première exposition personnelle dans l’arrière-cour de sa maison à Gaza en 2020 (Al Hakoora), au Festival OFF Arles en 2023, à la MEI Art Gallery à Washington, à l’Institut du Monde Arabe en 2023 (Ce que la Palestine apporte au monde) et a depuis exposé son travail au Frac Lorraine (Pause, 2024), à la Biennale de Venise (When Solidarity Is Not a Metaphor, 2024), et à Gulf Photo plus à Dubaï.

Plus d’informations sur son site

© Rehaf Al Batniji, 2015


In partnership with the Beaux-Arts de Marseille, the Centre Photographique Marseille will host Rehaf Al Batniji for a Mercredi du Centre event. In 2026, Rehaf Al Batniji was awarded the Artists’ Protection Fund (IIE-APF) and was welcomed to the Beaux-Arts de Marseille for a one-year residency, with the support of the Maan for Gaza Artists association. This was the opportunity for her to present her residency project, Original Copy (2).

This project documents the social life of Gaza’s residents over the last decade. The book reflects on the urgency of capturing moments in a context marked by violence and grief. This work continues her commitment to preserving personal and collective memory in a context defined by conflict, loss, and extraordinary resilience. It is divided into three chapters :

1. My Personal Archive  : This chapter consists of photographs taken in the past decade as part of her daily life in Gaza. These are not traditional journalistic images but intimate visual essays that reflect the emotional and psychological textures of living in a place under siege. She uses color, light, and composition to express states of waiting, joy, fatigue and defiance. She also organizes composition made of personal documents.

2. Family Archive : This chapter draws from photographs collected from families across Gaza. Many of these images come from personal albums : weddings, school graduations, fainily portraits, bilthdays-ordinary celebrations that become acts of resistance and hope. She have spent years gathering and preserving these archives, especially as many originals have been lost or destroyed due to bombings and displacement. By including these photographs, she aim to co-author a broader visual memory that transcends her own experience.

3. Documentary Writings on Memory : The final chapter combines photographs with essays, testimonies, and reflective writings that address the politics of memory in a context of continuous crisis. These writings explore how memory is preserved, altered, or erased under siege, to show how artistic practice can serve as a counter-archive.

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About

Rehaf Al Batniji is a self-taught photographer and artist born in Gaza in 1990. Her work captures the dynamism, resilience, and complexity of life in Gaza, using color to evoke powerful emotions. She held her first solo exhibition in the backyard of her home in Gaza in 2020 (Al Hakoora), followed by exhibitions at the OFF Arles Festival in 2023, the MEI Art Gallery in Washington, D.C., and the Arab World Institute in 2023 (What Palestine Brings to the World). Since then, she has exhibited her work at the Frac Lorraine (Pause, 2024), the Venice Biennale (When Solidarity Is Not a Metaphor, 2024), and Gulf Photo Plus in Dubai.

Appel à candidature 2026 pour les artistes francophones : Clôture le 3 juillet à minuit !

La Nuit de l’instant 2026 propose une nouvelle formule, fidèle à l’esprit de l’événement, la programmation se multiplie sur le territoire et au-delà de nos frontières s’appuyant sur la confiance et la fidélité des artistes et des lieux qui participent année après année à cet évènement.
Elle affirme la volonté du projet de soutenir la création contemporaine et d’explorer les formes élargies de la photographie, en croisant les pratiques et en mettant à l’honneur les expérimentations artistiques.

Elle marque également le retour du Prix de La Nuit de l’Instant, qui viendra récompenser plusieurs artistes dans le cadre de l’événement marseillais.

Pour plus d’information : voir l’Appel à candidature ci-contre.

LIEN pour candidater directement (mais il faut lire l’appel avant, c’est mieux)

L’édition 2026 se tiendra les 25, 26 et 27 septembre 2026, elle invite le public à explorer une dizaine
de lieux différents dans le 2ème arrondissement de Marseille, pour une déambulation festive sous
le signe du Bicentenaire de la Photographie, en créant un dialogue entre l’oeuvre et son
environnement : de midi à minuit le vendredi et le samedi, et de midi à 18h le dimanche.

La Nuit de l’Instant s’appuie sur un réseau de lieux partenaires qui participent pleinement à la construction du parcours : écoles, centres sociaux, ateliers d’artistes, galeries, restaurants ou
encore bars accueillent les oeuvres et contribuent à ancrer l’événement dans la vie du quartier.
Cette diversité de lieux permet de proposer une déambulation au plus près des espaces du
quotidien, favorisant une rencontre directe entre les oeuvres, les artistes et les publics.
D’autres lieux viendront prochainement compléter cette sélection et enrichir le parcours. Cette
déambulation s’appuiera autour de trois lieux principaux : Urban Gallery, PAC Le Lieu et le CPM.

Cet évènement s’inscrit dans La Traversée Photographique, un parcours
photographique national développé par le réseau Diagonal. Ce projet est labellisé
Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s’inscrit
dans la programmation officielle du 1er septembre 2026 au 30 septembre
2027.

La Nuit de l’Instant est organisée grâce au soutien de la DRAC PACA, du réseau Diagonal et de la
délégation du Québec à Paris.
En partenariat avec le Centre VU à Québec City, , le PAC, Urban Gallerie, le Festival Allez Savoir, le Frac Sud, et le CNAP ; mais aussi La Chambre et Stimultania (Strasbourg), Le Lieu (Lorient) et Maz (Guyane)

[MDC#4] Grèce & identité(s) - Mercredi 1er juillet à 19h00

Mercredi du Centre #4
Grèce & identité(s)
Mercredi 1er juillet 2026 à 19h00
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Antigoni Papantoni, Florine Thiebaud et Alexandre Fournier Biville présenteront leurs projets autour de la Grèce et des questions d’identité, d’exil et d’appartenance. Entre récit personnel et approche documentaire, les trois artistes explorent la notion de foyer à travers des trajectoires singulières.

Antigoni Papantoni évoquera son livre You Can’t Go Home Again, un projet autobiographique dans lequel elle explore son expérience entre la Grèce et la Suisse et interroge le déplacement culturel, le sentiment d’entre-deux et la manière dont se réinvente la notion de foyer. Florine Thiebaud présentera Breaking Point, un ouvrage qui s’attache à documenter un aspect plus discret, mais tout aussi déterminant, de l’exil : l’attente. Alexandre Fournier Biville présentera quant à lui Rebetika Proastia, un projet photographique qui propose une plongée dans la vie nocturne athénienne, au cœur des ambiances et de la communauté des musicien·nes et chanteur·ses du rebetiko.

Ouverture des portes dès 18h30 et début de la rencontre à 19h00.

On espère vous y voir nombreux·ses !
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À propos

Antigoni Papantoni

Antigoni Papantoni (Athènes, 1987) est une artiste et photographe vivant entre Lausanne et Athènes. Diplômée de l’École de Photographie de Vevey, elle développe une pratique centrée sur la mémoire, l’appartenance et les récits personnels à travers la photographie, le livre et l’installation.
Son premier livre, you can’t go home again, explore la notion de foyer et a été diffusé à l’international. Son projet actuel, KAIROS, lauréat du near. prize 2025 et sélectionné pour les DUMMY AWARDS 2026, s’intéresse aux formes invisibles de violence normalisée.
Parallèlement à son travail artistique, elle est active dans le cinéma documentaire indépendant et anime depuis 2023 des ateliers collectifs de photographie sur l’île d’Anafi.

Elle développe une pratique photographique qui explore les liens entre mémoire, perception et expérience vécue. À travers l’image, le texte, le livre photographique et l’installation, elle construit des archives personnelles qui interrogent les notions d’appartenance, d’identité et de conscience collective.
Son travail repose sur une approche intuitive de la collecte d’images, conçues comme des fragments de mémoire et de présence. Les projets qu’elle développe, notamment You can’t go home again et KAIROS, se construisent à travers des processus de réédition et de recontextualisation qui révèlent l’évolution du sens des images dans le temps.
Nourrie par la photographie, le cinéma, la littérature et les pratiques contemplatives, elle conçoit ses installations comme des espaces de rencontre où le spectateur est invité à prendre part à une expérience sensible et réflexive. Son travail vise à faire de l’image un vecteur de dialogue, de connexion et d’attention partagée.

Plus d’informations sur Antigoni Papantoni, ICI.

Florine Thiebaud

Artiste basée à Marseille, Florine Thiebaud développe une pratique mêlant photographie, vidéo, livre d’artiste et performance. Son travail explore les formes de contrainte qui traversent les corps, les récits et les mémoires, en s’intéressant aux mécanismes d’attente, de déplacement, de transmission et de réparation. À travers des projets au long cours, elle construit des œuvres où l’expérience individuelle révèle des réalités sociales et politiques plus larges.

Réalisé entre 2017 et 2019 en Grèce, Breaking Point s’inscrit dans cette démarche. Au fil de plusieurs séjours sur les îles de Chios et de Leros, ainsi qu’à Athènes, l’artiste noue des relations durables avec des personnes en demande d’asile dont elle partage le quotidien. Loin des images spectaculaires souvent associées aux migrations, elle s’attache à documenter un aspect plus discret mais tout aussi déterminant de l’exil : l’attente.
À travers des portraits, des paysages et des fragments du quotidien, Breaking Point rend perceptible cet état de suspension où le temps semble se figer. L’attente d’une décision administrative, d’un départ possible ou d’une vie à reconstruire devient le véritable sujet du projet. Les jours se répètent, l’incertitude s’installe et l’espoir persiste malgré tout.

Par une approche sensible et attentive, Florine Thiebaud restitue la singularité des personnes qu’elle photographie sans les réduire à leur statut d’exilés. Son travail donne à voir des trajectoires humaines marquées par la résilience et questionne les dispositifs politiques et administratifs qui façonnent ces existences. Entre documentaire et expérience relationnelle, Breaking Point propose une réflexion profonde sur le temps, l’attente et les formes de résistance qui émergent dans les situations de précarité.

Plus d’informations sur Florine Thiebaud ICI

Alexandre Biville Fournier
Alexandre Fournier Biville est auteur et photographe. Installé à Marseille, il se tourne vers la photographie à l’âge de 23 ans en autodidacte avant de se former auprès d’Yves Jeanmougin entre 2014 et 2017. Il réalise régulièrement des commandes pour des festivals littéraires tout en poursuivant ses propres recherches photographiques en Normandie, en Grèce et en Corse.

Depuis 2022, il développe Rebetika Proastia, un projet photographique au long cours consacré aux lieux où le rebetiko continue de vivre dans les quartiers populaires d’Athènes. Cette série en noir et blanc est une plongée dans la vie nocturne de la capitale grecque, une immersion dans les ambiances, les tavernes et la communauté des musicien·nes et chanteur·ses qui perpétuent cette tradition musicale.

Le rebetiko est l’une des formes les plus populaires de la musique grecque, et sans doute la plus emblématique. Ce genre émerge à la charnière des années 1920 et 1930, au contact des traditions musicales venues d’Asie Mineure à la suite des bouleversements du début du siècle. Il se développe dans les quartiers populaires d’Athènes durant la décennie marquée par la Grande Catastrophe, traumatisme humain, social et économique dont l’empreinte demeure encore vive dans la société grecque contemporaine.

Aujourd’hui comme hier, cette musique résonne dans les tavernes de certains quartiers de la capitale. Une atmosphère empreinte de nostalgie habite ces soirées, traversées par la mémoire des musiciens d’autrefois. Chacun peut alors se laisser porter par les sons du bouzouki et de la guitare, et danser pour exorciser une existence oscillant entre désarroi et crise permanente — celle d’aujourd’hui comme celle qu’ont connue les générations précédentes.

Le rebetiko demeure ainsi l’une des voix les plus profondes de la Grèce contemporaine, une échappée musicale face aux turbulences sociales et politiques qui continuent de traverser le pays. C’est cette permanence, entre héritage et présent, qu’explore Rebetika Proastia. Le projet, ainsi que son titre, fait référence à l’album Laika Proastia de Sotiria Bellou.

Plus d’informations sur Alexandre Biville Fournier ICI

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Visuel de couverture : © Antigoni Papantoni