PATRIMOINE COMMUN / Commande publique 2020


PATRIMOINE COMMUN : Une commande photographique du département des Bouches du Rhône

Suite à la crise du COVID-19, une commande photographique exceptionnelle, réalisée grâce au soutien du département des Bouches du Rhône permet à 7
auteur.e.s du département de travailler cet été dans 7 communes du département,
toutes Capitales provençales de la Culture 2020.
Le jury* de Patrimoine Commun, réuni le vendredi 17 Juillet 2020 au Centre
Photographique Marseille, a sélectionné sept artistes et leur projet parmi 28
candidatures.
Cette commande répond au double objectif de soutien à la création et aux artistes,
fortement fragilisé.e.s du fait de la crise sanitaire, et de valorisation du territoire
des Bouches du Rhône.
Le thème Patrimoine Commun, en cette période particulière du post-confinement,
a pu être abordé d’un point de vue très large : historique ou contemporain,
architectural, écologique, humain, animal ou végétal. Chaque artiste a développé
librement son projet sans contrainte, avec l’accompagnement artistique du Centre
Photographique Marseille.

Les lauréats sont :
Vincent Beaume : Saint- Cannat
Philippe Conti : Port Saint-Louis
Pierre Girardin : Venelles
Anne Loubet : Sausset-les-Pins
Franck Pourcel : Auriol
Aurore Valade : Mollèges
VOST Collectif : Cassis

La première présentation de la commande est actuellement dans les vitrines de la rue de la République à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, dans le cadre du projet La Photographie en Passant, Acte 2.
Les images produites pendant la Commande feront l’objet d’un dépôt aux archives départementales.
Le présentation finale aura lieu fin janvier 2021 à la Galerie d’Art du département Cours Mirabeau à Aix en Provence.

*Le jury de Patrimoine Commun :
Sarah Piegay Espenon, Fondatrice de Loose Joints Editions ; Nicolas Misery, Adjoint au Directeur des Musées de Marseille, Conservateur du patrimoine - Responsable des expositions ; Thomas Mailaender, Artiste ; Véronique Traquandi, Chargée de missions arts visuels du Département des Bouches-du-Rhône ; Thomas Pierre, Responsable du pôle projets stratégiques et développement culturel du Département des Bouches-du-Rhône ; Erick Gudimard, directeur du Centre Photographique.

Le label inédit des Capitales Provençales de la Culture, a été créé par le Département des Bouches-du-Rhône en 2017 avec la ville de Trets. Il consiste à mettre en valeur l’action culturelle des communes sur l’ensemble du territoire.
Pour cette nouvelle saison, de septembre 2020 à février 2021, les Capitales Provençales de la Culture concernent 7 communes : Auriol, Cassis, Mollégès,
Port-Saint-louis-du-Rhône, Saint-Cannat, Sausset-les-pins et Venelles.
Grâce à ce label, le département accompagne les communes de moins de 15 000 habitants à construire et valoriser les actions culturelles menées sur l’ensemble du territoire.
Outre une programmation culturelle proposée au public dans chaque commune,
des grands chantiers et des réflexions peuvent également être menées selon les besoins des communes.
L’objectif du dispositif des Capitales Provençales est d’aider les communes à mettre
en place une saison culturelle, et diversifier leurs propositions artistiques, faire venir
de grands opérateurs culturels sur l’ensemble du territoire mais également favoriser
la circulation des publics entre les communes.
Tout au long de cette saison capitale les villes vont pouvoir rayonner grâce à une
programmation culturelle très riche avec des temps forts dans différents domaines :
la musique, le spectacle vivant, les arts de la rue, la culture provençale ou encore arts visuels !

Résidences de créations partagées / 13 HABITAT / 2017-2020


Le bailleur social 13 Habitat a confié en 2017 au Centre Photographique Marseille un projet de création partagée sur trois années.

13 Habitat fêtera son centenaire en 2020* et souhaite valoriser, faire découvrir ou redécouvrir son patrimoine bâti et naturel et éclairer les initiatives locales, individuelles ou collectives qui font la richesse et l’identité des « cités »et de leurs alentours.
Pour le Centre Photographique Marseille, c’est l’occasion exceptionnelle d’engager trois artistes photographes pour conduire chacun, et dans la durée, un projet artistique impliquant les habitants.
La création partagée, ce sont des rencontres singulières entre artistes et locataires pour produire et réfléchir sur l’image — du quartier, des habitants, de chacun — ce qu’elle porte, ce qu’elle raconte de nous aux autres. Chaque artiste, par la proposition qu’il met en place, s’engage par l’échange pour développer une œuvre qui déplace les clichés et ouvre sur le monde.
Mêlant proposition et écoute, disponibilité et invitation à faire, chacun cherche à susciter le désir des habitants de participer et partager leurs expériences singulières, en allant par exemple rechercher des images dans leurs archives personnelles ou en produisant de nouvelles images en lien avec la proposition de chaque artiste, en consignant des récits ou se mettant en scène.
Par le biais de l’incitation à faire que chaque artiste cultive à sa manière, ces personnes se mettent à confier à ou par l’image une part insoupçonnée de leur manière d’habiter le monde. Dans la reprise artistique qui en est faite, cet apport dépasse le témoignage ou le document pour faire œuvre et atteindre plus loin. Ne nous y trompons pas : l’image ou le récit ne sont ici dévoilement, indiscrétion ou jeu de dupes. La création partagée est tout le contraire : l’artiste, parce qu’il se porte comme auteur, éveille, nourrit et comble un désir ténu, à peine conscient, chez ses interlocuteurs. La nécessité de faire œuvre, d’inscrire ces échanges dans sa propre écriture artistique amène chacun à inventer une forme adhoc.

Le projet possède son blog à l’adresse suivante : https://projetscreationpartagee.tumblr.com

Quatre résidences déployées sur trois ans et dans cinq cités. Elles ont été confiées à Suzanne Hetzel (Pierre Semard et Marius Maurin à Arles), Yveline Loiseur (les Néréïdes, les Bosquets à Marseille) , Didier Nadeau (la Rose, le Plan à Marseille) et Arnaud Théval (Campagne-Lévêque à Marseille). Sans oublier Emma Grosbois, Octavia de Larroche, Karine Maussière et Doriane Souilhol qui ont accompagné le projet la première année.
Visuel issu du travail mené par Arnaud Théval avec les élèves du Lycée Saint-Exupéry. Merci au Musée d’Histoire Naturelle pour son aimable participation.


*« Donner la possibilité à nos locataires de côtoyer des artistes et de créer avec eux, en partant de leur vécu dans la cité, c’est leur ouvrir les portes de tout un univers culturel qui n’est pas facilement accessible, explique Lionel Royer-Perreaut, président de 13 Habitat. Et pourtant, la création, l’art, la culture sont des vecteurs d’émancipation et d’enrichissement personnel dont nous avons tous besoin pour mieux vivre en société. En tant que bailleur social responsable, nous nous devons d’accompagner ainsi nos locataires dans leur parcours résidentiel, en leur offrant de nouveaux horizons  ».

Résidences de création / La Nuit de l’Instant / 2017-2020

Historique en cours de rédaction
Glasgow 2017 : Camille Fallet
Glasgow 2018 : Valentine Vermeil et Kotryna Ula Kiliulyte
Hambourg 2021 : Moussa Sarr et Hoda Tawakol

Résidence Pytheas / Création Partagée / 2014-2016


Artiste Invité : Thierry Fontaine
Le travail de résidence de création partagée initié par Les Ateliers de l’Image a permis deux années d’un travail participatif entre un photographe de renommée internationale, Thierry Fontaine, et un groupe d’habitants de Marseille.

Il nous permet de découvrir le parcours effectué par des personnes très différentes : des lycéens et lycéennes, des élèves ingénieurs, des adultes en insertion, des salariés, des mères de famille... Toutes ces personnes se sont trouvées réunies parce qu’elles fréquentent le même territoire, autour de Malpassé, de la Rose et du Centre social La Garde, que ce soit pour leurs études, leur travail, ou bien tout simplement parce qu’elles y vivent.
La production d’images a été intense, riche, difficile parfois, mais toujours portée par un désir d’ouverture vers le monde.
Que ce soit pour parler de soi ou de son univers personnel - et il n’y a pas d’âge pour cela - ou pour décrire son quotidien, son quartier, sa ville, chaque participant a développé son esprit critique, son sens de l’observation, et a réfléchi avec le groupe à la signification des images et leur impact esthétique. Les participants ont partagé leurs doutes, leurs questionnements, leurs joies et leurs plaisirs.
Toute l’énergie de l’atelier s’est ainsi traduite par une quête d’images vers des sujets aussi personnels qu’universels : la famille, la ville, le regard des autres, les images publicitaires, les transports, l’individu, le déplacement, le rêve, le déracinement, la métamorphose, la mer, la nuit...
Accompagnés par Thierry Fontaine, et Olivier Rebufa, ces amateurs ont tenté de construire les contours d’un territoire personnel, intime, qui se déplace à l’intérieur des territoires urbains de Marseille.

La Résidence Pythéas réalisée grâce au soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, du département des Bouches du Rhône, de la préfecture des Bouches du Rhône, de l’école Centrale Marseille et en partenariat avec le Centre Social La Garde.

Marseille-Marseille / Commande Publique CNAP / 2013

Le projet « Marseille-Marseille » a été élaboré en réponse à une commande publique du Centre national des arts plastiques avec la collaboration des Ateliers de l’Image. Le photographe Guillaume Janot nous invite à découvrir la cité phocéenne à travers une série d’images grand format, témoignant du passage de l’artiste dans la ville et positionnées à des endroits stratégiques.

La pratique photographique de Guillaume Janot est essentiellement liée au voyage et au déplacement. A travers ses œuvres, il questionne le statut de l’image et ses usages en oscillant entre documentaire et fiction, réalisme et faux-semblant. Il refuse de se soumettre aux normes des genres photographiques, alternant portrait et paysage ou mixant l’un sur fond de l’autre et vice-versa. Il photographie avant tout des lieux de passage. Ses images d’apparence banale, se rapprochent du genre de la photographie amateur, mais elles dévoilent un caractère bien trop maîtrisé pour en être réellement.

Son travail contraste avec les images véhiculées par la publicité et les médias en allant volontairement jusqu’au cliché. Sous cette apparente simplicité, on discerne la société à l’état brut avec son lot de solitude, de violence et de banalité et pourtant dépourvue de pathos. Elles jouent sur plusieurs niveaux de discours, en maniant le symbolique et en assumant les séductions de belles images.

Pour « Marseille-Marseille », commande publique du Centre national des arts plastiques, Guillaume Janot a choisi d’installer ses photographies grand format dans l’espace public. Si ce procédé n’est pas nouveau, l’originalité du projet réside dans la volonté de créer un véritable parcours urbain, qui questionne la ville à différents niveaux. Connaissant très peu Marseille, l’artiste s’est tout d’abord intéressé à sa géographie et son urbanisme. Il est allé encore plus loin en prenant en compte les questions du développement économique des quartiers et de la circulation des personnes.

Le principal obstacle a été de faire coïncider la réalisation des images avec leur installation sur les murs de la ville, sans pour autant modifier la nature même de son travail. Il produit des photographies qui témoignent de sa présence à Marseille, de l’identité forte de la ville et de son attachement à ses habitants.

Pour découvrir ce parcours, le visiteur pourra regarder depuis sa fenêtre, en sortant du métro, en roulant dans la ville. Il pourra également prendre le train pour Pico Busserine, marcher jusque Saint-Barthélemy, ou encore prendre le bus pour La Rose.

Avec « Marseille-Marseille », Guillaume Janot nous invite à déambuler dans la ville, à la découvrir sous un nouveau jour et à voyager de Marseille à Marseille.

Résidence Pytheas / Création Partagée / 2011-2013


Artiste Invité : Guillaume Janot

La particularité de ces ateliers participatifs est de rassembler des publics différents : des amateurs de photographie, des personnes en insertion et des collégiens. Guillaume Janot et Les Ateliers de l’Image suivent en alternance, selon une fréquence d’un atelier tous les quinze jours, ces publics divisés en 4 groupes et répartis sur deux secteurs géographiques : Centre-Ville et 13/14èmes arrondissements de Marseille.

- Un groupe de personnes (15 à 20) en insertion mobilisées par le relai des référents sociaux du 14ème.

- Un groupe amateur (10 à 15 personnes) mobilisé par le relai de la MPT Panier.

- Un groupe mixte insertion/amateurs (10 à 15 personnes) mobilisé par le relai des référents sociaux du 13ème et du Centre Social La Garde (13013).

- Deux classes de collège des collèges Renoir et Rostand (13013).

La finalité de ces ateliers participatifs est la réalisation d’une oeuvre collective portée sur la question du parcours entre deux territoires urbains, entre deux univers géographiques, entre deux espaces d’expressions.

Ces ateliers ont démarré en septembre 2011 par une présentation en images de l’artiste par l’artiste et des participants par eux même. Ils ont été invités à apporter une image importante pour eux issue de leur collection personnelle. A ce stade du projet, le groupe tente de répondre à cette question :

De quelle nature est l’intérêt de chacun pour la photographie ? Cette question importante est le point de départ du processus de création collective. Elle ouvre un cheminement essentiel et majeur du projet artistique : celui allant du territoire individuel de chaque participant vers le territoire plus vaste et pluriel du collectif.

Les participants sont accompagnés par Les Ateliers de l’Image lors d’ateliers de sensibilisation (visites d’expositions, conférences), d’initiation et de pratique, et ce en lien avec l’orientation artistique du travail initié avec l’artiste. Le projet prévoit la programmation d’évènements spécifiques notamment des prises de vues collectives dans l’espace urbain qui réunissent l’artiste et les participants adultes des différents groupes. Ces balades urbaines sont accompagnées par des spécialistes du territoire (urbaniste, historien, artiste promeneur…). L’œuvre se réalise au rythme des espaces et des temps parcourus.

Guillaume Janot est né à Nancy en 1966, il vit et travaille à Paris et enseigne aux Beaux-Arts de Lyon. Sa pratique photographique, essentiellement liée au voyage et au déplacement, questionne le statut de l’image et ses usages en oscillant entre documentaire et fiction, réalisme et faux semblant.

La Résidence Pythéas 2011/2013 est financé par le Conseil général des Bouches-du-Rhône service Culture ET service Insertion, par MP 2013 et la préfecture des Bouches du Rhône. En partenariat avec le Centre Social La Garde.

Résidence Pytheas / Création / 2009-2010

Artiste Invitée : Anne Penders

L’exposition s’appelle « de Chine », d’où vient ton intérêt pour la Chine ?

Après avoir beaucoup « tourné autour » de la Chine, j’y suis finalement allée une première fois en 2001, puis en 2002/2003 et enfin en 2006.
Aujourd’hui, d’une certaine façon, je transporte la Chine avec moi.
Mais l’idée de travailler sur la Chine à Marseille n’est pas venue tout de suite.
La grande question pour moi (posée par le principe même d’une résidence en France) était plutôt comment continuer à travailler en Europe alors que mon travail a surtout été porté par l’Asie et l’Amérique du Nord, inspiré par les lieux traversés, habités sur des temps de passage plus ou moins longs (sachant que c’était « chez moi », de retour à Bruxelles, que je travaillais le matériau accumulé « ailleurs »).

Depuis plusieurs années j’avais envie de travailler sur l’Asie hors d’Asie. A Marseille, j’ai voulu développer ça et aussi l’idée d’immobilité. Ce que j’appelle l’immobilité : une forme de contemplation, que j’ai toujours transporté avec moi, partout.
Le lien entre les deux c’est fait à Marseille, et c’est comme si travailler sur la Chine ici me permettait de vivre en Europe … je sais pas comment dire autrement.

Et puis, ce qui m’a touchée aussi, c’est que je me suis rendu compte que ma vision de la Chine à Marseille, ou plutôt du côté chinois de Marseille, était partagée par des Chinois vivant ici - alors qu’il n’y a rien de vraiment tangible, ou explicable dans le fait que Marseille fait penser à la Chine …

Exposition à La Traverse en mai 2009 suite à une résidence écriture du lumière au Collège du Vieux-Port à Marseille

Résidence Pytheas / Création / 2006-2007


Artiste Invitée : Stephanie Kiwitt

"Mon travail artistique est issu des phénomènes du quotidien urbain dans l’espace public. Le quotidien, c’est pour moi une continuité de déroulement d’actions, réglées par des normes, des structures d’organisation. Ce qui m’intéresse ce sont ces états du quotidien, dans lesquels cette continuité est interrompue, soit par des incidents imprévus (ordres hors fonctionnement, annulés, abrogés …), soit par un comportement divergent d’individus.
La photographie est pour moi un moyen de visualiser ces phénomènes, de les transférer dans le contexte du regard et de la confrontation.

Dans "CORNERVILLE" je décris l’espace public comme un espace architectural qui est, par des intérêts de groupe ou les besoins individuels de ses habitants, transformé, déformé sans arrêt ; mais qui de la même façon influence le comportement de ses habitants.
Pour l’exposition j’essaie de rendre visible ces espaces où il n’y a plus d’habitude et pas de structure homogène."

L’exposition à La Traverse finalise le travail de Stephanie Kiwitt à Marseille, dans le cadre de la résidence Pytheas aux Ateliers de l’Image.

Le projet Cornerville a été rendu possible grace au soutien du ministère allemand de la Culture. Il a fait l’objet d’une édition chez GwinZégal en 2008.
L’exposition Cornerville a été montrée pour la première fois à La Traverse en 2007, puis à Kiel, Liepzig, Lectoure, New-York...

Résidence Pytheas-Capsule / Création / 2020-2021

Le jury de la résidence Pytheas 2020/2021 s’est réuni le 14 janvier et a désigné comme lauréat pour cette première session de résidence les artistes Apolline Lamoril, pour son projet Martine de Bandol, et Dorian Téti pour son projet H115.

«  Martine de Bandol  » est une investigation photographique et littéraire autour de la ville de Bandol, du motif romantique de l’île et de la mer, et des drames de jeunesse. Le point de départ est un fait divers se déroulant à Bandol, petite ville de la côte d’Azur. Durant l’été 1969 : Martine, dix-sept ans, est retrouvée morte dans les toilettes du Casino suite à une overdose d’héroïne. Autour de cette affaire se noue tout un réseau d’images, extraits littéraires et objets hétéroclites.

Le titre, H115 , renvoie à une formule d’émail très utilisé sur la poterie décorative des années 80-90, et qui entrait dans la composition des décors de type flammé qui ont fait la réputation de la ville de Vallauris. Au fil des années, le kitsch, les bizarreries, et les formes grossières se reproduisent...
Le projet est conçu comme un ensemble combinant trois pratiques : photographie, imagerie 3D et céramiques, via un ensemble de moules et d’objets récupérés dans l’atelier d’une des plus anciennes céramistes de Vallauris, Fernande Elena, qui lègue à l’artiste une partie de son travail.

La résidence Pytheas-Capsule :

Historique et Contexte actuel :

Le Centre Photographique Marseille, installé dans le quartier de la Joliette, est un lieu dédié à la photographie sous toutes ses formes : expositions, ateliers de pratiques amateurs, éducation à l’image à destination de la jeunesse, installation numérique, vidéo, documentaire, œuvres participatives, écritures transmédias, graphisme…

Depuis 2008, l’association les Ateliers de l’Image organisent des résidences artistiques qui avaient toutes un lien avec des publics (Ecriture de lumière puis résidences de Créations Partagées) ou un lien avec un événement, notamment La Nuit de l’Instant.

Aujourd’hui, l’association qui porte le Centre Photographique Marseille souhaite également soutenir directement les artistes via la mise en place de résidences de recherche et la création artistique. Cette proposition vient en complément des actions déjà menées en faveur de la création et des artistes : Prix Polyptyque et Commandes Publiques Photographiques (Patrimoine Commun)

Cette résidence s’inscrit dans la cadre du programme Capsule mis en place par le Ministère de la Culture, qui permet d’accueillir chaque année et pendant trois ans des artistes en résidences de création au sein des centres d’art spécialisés en photographie.

Tous les champs de la création photographique sont concernés.
Les artistes sont soutenu.e.s et accompagné.e.s pour mener un travail artistique personnel.

Face à la crise sanitaire et sociétale, le choix s’est porté pour cette série de résidences vers un soutien accru aux artistes vivants et travaillant sur le territoire régional.

Contexte artistique :

L’Image Traversée est l’intitulé du nouveau projet artistique et culturel qui va progressivement se mettre en place au CPM en 2021.
Il y a bien sûr ici l’idée que la photographie est traversée depuis plus d’une décennie par de multiples bouleversements, influences et transformations. Un des enjeux de ce projet artistique et culturel est de montrer que ces mutations ne sont pas seulement le résultat d’évolutions techniques mais aussi le fruit de parcours personnels et de maturations artistiques, d’influences sociétales et culturelles, d’échanges et de rencontres.

Pour la résidence Pytheas, le choix des artistes sélectionné.e.s favorise les pratiques qui établissent des liens avec notre projet artistique, notamment les travaux qui questionnent (sans préférence particulière) le médium, les médias, l’histoire, la société, le territoire.