Arina Essipowitsch

Rencontre avec Arina Essipowitsch

Le 30 octobre 

Centre Photographique Marseille

La photographie d’Arina Essipowitsch, paysages et portraits, ne tient pas d’un tout-face, mais plutôt d’une équivocité, d’un pli, d’une complication, où elle donne autant à voir qu’elle ne cache et recouvre.

Une partie du travail photographique d’Arina Essipowitsch est faite d’éditions (souvent en collaboration avec Dominique Hille) qui joue de la simultanéité, de la fragmentation et du dépli des images et de leur manipulation par le lecteur. C’est cette partie de son travail qui l’inspire pour l’exposition Allochronotopie (Parallèles du Sud, Manifesta à la compagnie où elle réalise pour la première fois des images monumentales à l’échelle de l’architecture du lieu d’exposition.

Arina joue avec les contradictions et les articulations de papier qui font de la photographie un puzzle de pièces à l’envers et à l’endroit. Arina favorise les connections non pas entre le recto et le verso, mais entre passé, présent, futur, et c’est une nécessité incandescente qui fait ou défait ces plis, ces replis, et ces déplis. Une nécessité poétique qui n’attend pas d’apaisement, mais qui désire juste brûler encore et encore. Arina nous demande de la suivre sur le fil de la lame de rasoir d’une ligne labyrintique et infinie — celle d’un désir qui a l’éclat du fugace, de l’imprévu, du hasard, et le charme ensorcelé d’une réversibilité qui maintient le conflit au cœur du Un de l’image, de l’identité qui est et restera fragments mobiles, possibilités renouvelées de se re-composer.

En Partenariat avec la Compagnie

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